À 79 ans, Gabriel Terdjman ne s'attendait pas à être au cœur d'une affaire judiciaire. Les événements ont débuté le 7 janvier, en pleine crise neigeuse et alors que les médecins généralistes étaient en grève. Pendant une consultation, il reçoit un appel d'un numéro masqué.
En ligne, un agent du commissariat de Chennevières-sur-Marne l'informe qu'il est "réquisitionné pour établir un certificat de décès", sans fournir plus de détails. Intrigué par cette demande inattendue et occupé dans son cabinet, il décide de décliner.
Deux jours plus tard, le même contact le rappelle pour l'informer d'une convocation à se présenter. "Vous êtes invités à un constat", lui annonce-t-il sans plus de précisions.
Accusé d'avoir outragé un agent
Le 21 janvier, Terdjman se rend à la convocation et est placé en garde à vue pendant 24 heures, une expérience qu'il décrit comme traumatisante. "On vous fouille, on vous fait enlever votre pantalon, votre ceinture, vos lunettes", se rappelle-t-il, visiblement ébranlé.
"Cette expérience m'a beaucoup choqué. Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais cela m'a profondément marqué."
Les accusations portées contre lui sont sérieuses : refus de réquisition et outrage à agent public, ce qu'il conteste fermement. Toujours en colère, Terdjman envisage d'engager plusieurs procédures juridiques. "Je vais attaquer l'État pour préjudice et demander à l'IGPN si tous mes droits ont été respectés pendant cette garde à vue", explique-t-il. Il a également contacté l'Ordre des médecins pour faire état de son cas.
Ce genre d'affaire soulève des questions sur le respect des droits des professionnels de santé. Plusieurs experts s'interrogent sur l'impartialité de ce système, alors que la médecine est déjà sous pression avec les grèves en cours et les restrictions constantes, comme l'a noté la Fédération hospitalière de France.







