Les funérailles d'Alain Orsoni, un personnage emblématique du nationalisme corse, se sont déroulées dans une ambiance de calme et de recueillement au cœur d'Ajaccio. Environ 200 personnes ont assisté à la cérémonie, marquée par la projection d'images de la vie de l'ancien militant, qui a été tragiquement tué lors des obsèques de sa mère à Véro.
Guy Orsoni, son fils de 41 ans, qui purge une peine de 13 ans de prison, n'a pu y assister en raison de restrictions de sécurité imposées par les autorités. Son avocat, Camille Romani, a exprimé son profond chagrin et a révélé que son client aurait souhaité être présent pour dire adieu à son père.
Le cercueil d'Alain Orsoni a quitté l'espace funéraire vers 10H15, suivi par les participants qui ont défilé lentement pour rejoindre le crématorium voisin. Lors de la cérémonie, un hommage touchant a été rendu par son ami Jo Peraldi, lui-même ex-militant du Front de libération nationale corse (FLNC). Il a rappelé le lien sacré qui unissait les camarades de lutte, évoquant la tragédie du meurtre du frère d'Alain, Guy, en 1983.
L'assassinat d'Alain Orsoni, selon les autorités, a été réalisé avec une précision inquiétante par un tireur à distance. Des sources ont rapporté qu'il a été touché par un seul tir à la poitrine, ce qui a relancé les spéculations sur la persistance des conflits entre clans corses. Des experts en criminologie, tels que l'auteur et observateur des affaires corses, Jean-Pierre Lavoie, soulignent les implications de cette violence qui semble encore marquer les rues de l'île.
Ce tragique événement ne fait que souligner les tensions qui demeurent en Corse, où l'histoire du nationalisme est toujours teintée par des luttes internes. La mort d'Alain Orsoni s'inscrit dans un contexte plus large de rivalités qui ont vu le jour depuis plusieurs décennies. L’affaire reste suivie de près par le parquet national anti-criminalité organisée, alors que les autorités cherchent à mettre un terme à la violence qui gangrène encore la société corse.
Les obsèques d'Alain Orsoni sont ainsi bien plus qu'un simple acte de mémoire; elles symbolisent les luttes et les histoires tragiques d'une région en quête de sérénité. Dans un pays où la criminalité organisée continue de troubler l'ordre public, le parcours d'Alain Orsoni est un chapitre de l'histoire corse que personne ne peut oublier.







