Le 19 octobre dernier, un vol audacieux au Louvre a laissé la couronne de l’impératrice Eugénie dans un état désastreux. Retrouvée rapidement, l'œuvre a malheureusement subi des déformations importantes alors que les cambrioleurs cherchaient à la dérober. Selon un rapport de Le Figaro, ils ont dû écraser la couronne pour l'extraire de sa vitrine fragilisée par une fente découpée avec une disqueuse.
Située dans l'aile des appartements d'Anne d'Autriche, au-dessus de la galerie d'Apollon, la couronne est un symbole de la grandeur de la France, ornée de 1 354 diamants et 56 émeraudes. Fabriquée en 1855 pour l'épouse de Napoléon III, elle était censée être en lieu sûr depuis l'alerte donnée sur la sécurité du musée. Pourtant, son brio a été troublé par ce vol spectaculaire.
Laurence des Cars, la directrice du musée, a rassuré le public sur l'état de la couronne lors d'une déclaration en novembre. Elle a affirmé que, malgré les dommages, les pièces les plus précieuses demeurent intactes. Toutefois, il manque plusieurs petits diamants et un aigle d’or sur les huit initiaux. Le musée peut se féliciter d'avoir récupéré cet objet emblématique, mais les questionnements sur les mesures de sécurité et la protection du patrimoine persistent.
Les quatre membres du commando ont été arrêtés et mis en examen, mais le reste des bijoux volés n’a pas encore été localisé. Ce cambriolage soulève donc des enjeux cruciaux pour la sécurité des musées en France. Des experts en sécurité du patrimoine soulignent que la protection des objets de valeur dans des institutions culturelles requiert une vigilance accrue, afin d'éviter de tels incidents à l'avenir.







