Ce mardi, le tribunal correctionnel de Draguignan accueille Stéphane Bonifay, ancien vice-président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Var, accusé de gestion illicite de déchets durant sa présidence chez ECORECEPT. Les accusations portent principalement sur des violations du code de l'environnement, notamment concernant le transfert illicite de déchets à l'étranger et la gestion négligente des déchets.
Bonifay doit également répondre de faits de blanchiment et de faux en écriture, des infractions présumées survenues entre 2017 et 2023. Ce dossier a émergé suite à une enquête initiée par le pôle économique, financier et environnemental du parquet de Draguignan, après que la DREAL a relevé plusieurs anomalies sur les sites d'ECORECEPT.
Des infractions aux conséquences environnementales
Les investigations révèlent des pratiques dangereuses, telles que des transferts illégaux de déchets vers l'Espagne et l'enfouissement de milliers de tonnes de déchets à divers sites, y compris des matériaux inertes. Les autorités alertent sur des infractions graves qui auraient compromis la sécurité environnementale et causé un préjudice financier estimé à 10 millions d'euros.
Les marchés publics pour le traitement des déchets, notamment pour la métropole toulonnaise et l’agglomération de Brignoles, soulèvent également des interrogations. Des prix très bas, jugés anormaux, ont permis à l'entreprise de remporter ces contrats, mettant en lumière des violations des normes de gestion des déchets.
Pour plusieurs experts en environnement, ces pratiques montrent la nécessité d'un encadrement plus strict et d'une vigilance accrue dans le secteur du traitement des déchets. « Une gestion responsable des déchets est essentielle pour protéger notre environnement », souligne un représentant d'une ONG environnementale. Stéphane Bonifay a également été mis en examen dans une affaire distincte concernant la destruction de biens par incendie, ce qui intensifie les préoccupations autour de sa gestion.
Alors que cette affaire suscite un vif intérêt, elle soulève aussi des questions sur la responsabilité des dirigeants d'entreprise en matière de respect des normes environnementales. L'issue du procès pourrait établir des précédents importants pour le secteur.







