L'immobilisation de deux TGV, restés bloqués pendant plusieurs heures au nord de Lyon, a touché plus d'un millier de passagers. Jean Castex a attribué cet incident à la canicule, et le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a demandé à la SNCF de clarifier les circonstances de ces perturbations et de prendre des mesures pour éviter de futurs désagréments.
Jean Castex a précisé que "l'épisode caniculaire de cette année est particulièrement précoce" et que les grosses perturbations survenues ont été causées par la dilatation des câbles des caténaires à la chaleur. Il a noté que l'arrêt d'alimentation électrique des trains a conduit à des "perturbations significatives" pour les passagers.
En effet, lorsqu'il y a une coupure d'électricité, un TGV ne peut conserver sa climatisation que pendant 30 minutes. C'est ainsi que les passagers se sont retrouvés bloqués dans des rames, subissant des températures intérieures dépassant 40 degrés. Ces incidents soulèvent des interrogations sur la préparation de la SNCF face aux vagues de chaleur, surtout avec les vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, selon BFMTV.
des rails en danger
Jean Castex a mis en avant les risques de dilatation des rails à des températures extérieures de 40 degrés, entraînant des distorsions dans la structure des voies. Ce phénomène affecte également les tramways, comme on a pu le voir récemment à Vélizy-Villacoublay, où la circulation a été perturbée suite au soulèvement des rails sous la chaleur.
Conséquence des perturbations, la SNCF a annulé de nombreux trains, notamment sur les liaisons anciennes où les systèmes de climatisation ne sont pas adaptés aux hautes températures, contrairement aux nouvelles rames TGV M, qui disposent de systèmes d'alimentation de secours pour la climatisation.
Jean Castex a également révélé que la SNCF travaille sur un "vaste plan d’anticipation des changements climatiques" pour faire face aux événements extrêmes comme les canicules, mais aussi les inondations et les glissements de terrain. Ces déclarations mettent en lumière la vulnérabilité croissante du réseau face aux effets du changement climatique.







