Ils avaient prévu une croisière tranquille reliant Ushuaïa et le Cap Vert, mais les événements en ont décidé autrement. Les 150 passagers du navire Hondius ont été évacués avec la plus grande prudence sanitaire vers le port de Granadilla, à Tenerife. Parmi eux, cinq Français ont été placés en isolement strict à l'hôpital Bichat à Paris, suite à des symptômes signalés par l'un d'eux.
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Dimanche 10 mai, 17h10, à l’hôpital Bichat, les cinq Français, tout juste revenus, sont transportés par des véhicules médicalisés. Le Premier ministre a confirmé que l'un des passagers avait montré des signes inquiétants lors du vol de rapatriement. Il a annoncé qu’un décret serait pris pour assurer des mesures d'isolement nécessaires pour protéger la population : "Dès ce soir, je prends un décret permettant de mettre en place les mesures d'isolement adaptées à l'égard des cas contacts et protectrices de la population générale." La société française est donc en alerte maximale.
Un examen médical précédent à l'embarquement
Le même jour, à 12h10, après avoir été évacués en petites embarcations, les passagers français se présentent, équipés de combinaisons bleues, masques FFP2 et charlottes. Ils avaient passé un dernier examen médical avant leur départ, qui ne relevait d’aucun signal préoccupant. D'autres passagers de nationalités diverses (espagnols, canadiens, turcs et américains) sont également évacués au cours de cette opération sanitaire d'envergure, soutenue par la garde civile espagnole et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mónica García, ministre de la Santé espagnole, a commenté : "L’opération est un succès. Tout se déroule comme prévu. Les gens peuvent se déplacer en toute sécurité." Elle a ajouté qu'il était certain qu'aucun contact ne se produirait avec la population locale.
Une fois arrivés au port de Granadilla, les passagers sont aussitôt transférés dans des bus à destination de l'aéroport, à dix minutes de là. Seulement quelques affaires personnelles, soigneusement encapsulées, sont autorisées. À 12h29, les voyageurs français montent à bord d'un vol affrété par les autorités françaises. Deux médecins supervisent leur état de santé. C'est pendant ce vol que l'un des passagers a commencé à afficher des symptômes inquiétants.







