La tordeuse orientale du pêcher (Grapholita molesta) est un redoutable ravageur, qui représente une menace sérieuse pour les pêchers ainsi que pour d'autres arbres fruitiers comme les pommiers et abricotiers. Originaire de Chine, elle a fait des incursions sur les continents européen, australien et nord-américain grâce aux échanges internationaux.
Portrait de la tordeuse orientale du pêcher
Cet insecte lépidoptère se présente sous la forme d'un petit papillon mesurant environ 10 à 15 mm d'envergure. Ses ailes antérieures sont brun foncé avec des stries blanches, tandis que ses ailes postérieures sont d'un ton gris uniforme. L'adulte n'est pas responsable des dommages ; c'est plutôt sa larve, une chenille rose de 1,5 cm, qui s'attaque aux bourgeons, creusant des galeries dans les jeunes rameaux, engendrant la torsion et le dessèchement de ceux-ci. Cette larve peut aussi pénétrer dans les fruits, causant leur chute prématurée ou les rendant impropres à la consommation.
Entre le printemps et l'automne, la tordeuse connaît une multiplication rapide, avec jusqu'à quatre générations en une seule saison. Les papillons commencent à se rarefier, hibernant tout l'hiver sous l'écorce ou dans le sol.
Méthodes de lutte contre la tordeuse orientale du pêcher
La lutte contre ce ravageur s'avère complexe. En hiver, il est conseillé de chauler les troncs afin d'éliminer les chenilles cachées dans les fissures de l'écorce. Si vous pratiquez l'éclaircissage des fruits, inspectez-les minutieusement et retirez ceux qui semblent attaqués, car il peut être difficile de repérer la présence de la chenille.
Les prédateurs naturels, comme les chauves-souris, jouent un rôle crucial dans la lutte contre cette tordeuse. La construction de nichoirs à chauves-souris peut renforcer leur présence dans vos vergers.
Pour des traitements biologiques, l'utilisation de pièges à phéromones s'avère efficace en attirant uniquement les mâles, ce qui perturbe leur reproduction. Un insecticide biologique à base de Bacillus thuringiensis s'avère efficace contre les jeunes chenilles avant qu’elles ne causent des dommages aux fruits. En automne, l’application de nématodes (Steinernema feltiae) peut réduire le nombre de larves hivernantes, limitant ainsi les invasions printanières.
Enfin, la poudre de ryana, riche en ryanodine, se révèle être un insecticide naturel efficace, utile dans le cadre de l'agriculture biologique contre divers ravageurs, y compris la tordeuse et toutes ses variétés de chenilles.
(crédit photo : Andy Reago & Chrissy McClarren — Travail personnel, CC BY 2.0)







