Professeure de mathématiques, Léna a su anticiper le changement de régime pour maximiser sa pension. À 63 ans, elle savoure son temps libre après une carrière riche. Plongeons avec elle dans ses finances.
Le parcours de Léna et son revenu de retraite illustrent une carrière atypique, notamment ses années à l'étranger qui lui ont permis de bénéficier de bonifications. À noter que les enseignants du second degré perçoivent en moyenne 2 850 euros brut de pension, tandis que ceux du premier degré touchent environ 2 500 euros.
Une carrière à l'étranger : une retraite avantageuse pour Léna
Née en 1959, Léna aurait pu partir à la retraite dès 62 ans en 2021. Toutefois, elle a choisi de prolonger d'une année sa carrière, d'abord par passion pour l'enseignement. "La flexibilité de ce métier me plaît, surtout par rapport à un emploi de bureau," confie-t-elle. Il était également crucial pour elle de terminer sa carrière sans décote, car elle avait interrompu son activité pendant deux ans pour fonder sa famille et une autre année pour suivre son conjoint en mutation à Singapour.
Avec des trimestres validés et des bonifications pour ses années de service à l'étranger, la pension de Léna, à son départ en septembre 2022, s'élevait à 3 656 € brut, bien au-dessus du maximum prévu pour les fonctionnaires, qui dépend de la durée des services et des bonifications. En général, la pension des fonctionnaires est calculée sur les six derniers mois de salaire, à l'inverse du secteur privé, qui se base sur les 25 meilleures années.
Retraite et primes : un équilibre délicat pour les fonctionnaires
En plus de sa pension de base, Léna perçoit une retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), mise en place pour compenser l'absence de prise en compte des primes dans le calcul de la retraite. Cependant, cette complémentaire ne lui attribue que 43 € brut par mois, ce qui est modeste au regard de ses primes perçues durant sa carrière.
Durant son parcours, elle a enseigné tout en occupant des rôles annexes, tels que professeure principale ou coordinatrice du dispositif "devoirs faits", ce qui a fait varier ses revenus mensuels. Sa rémunération mensuelle a atteint 4 600 € avant impôts dans ses derniers mois d'activité, avant de redescendre à un peu moins de 3 400 € nets en retraite, soit une chute de près de 20 % par rapport à son dernier salaire. Cela reste toutefois confortable par rapport à des moyennes plus larges où la baisse s'établit vers 24 %.







