Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a vigoureusement critiqué Bruno Retailleau dans une interview avec Le Figaro le 25 mars 2026. Selon lui, Retailleau finira par soutenir Édouard Philippe lors de l'élection présidentielle.
À peine les élections municipales terminées, la bataille pour la présidence s'intensifie. Dans cette même interview, Bardella a évalué les résultats récents et a tourné en dérision ses opposants politiques, notamment le parti Les Républicains, affirmant qu'il existe une déconnexion profonde entre les électeurs et leurs dirigeants. "Ils se retrouvent dans un Conseil des ministres aux côtés de socialistes et de macronistes", a-t-il précisé, soulignant la nécessité d’une réelle attention aux préoccupations populaires.
Bardella a ensuite fustigé Les Républicains, en énonçant que ceux qui dialoguent avec le RN sont exclus, malgré les attentes similaires de leurs électeurs. Ce constat, basé sur l'analyse des tendances électorales, est corroboré par des sources comme Le Monde, qui avaient déjà souligné un déplacement des électeurs vers des options plus radicales. Cette exclusion semble avoir contribué à la faiblesse électorale du parti lors des élections municipales, qu'il considère comme une victoire de la gauche dans plusieurs villes clés.
Plus loin dans son propos, il a accusé Retailleau de transformer Les Républicains en une branche du macronisme, mentionnant les échecs notables du parti à Nîmes et à Marseille. Il a également prédit que Retailleau pourrait se retirer de la course présidentielle en 2027, ouvrant la voie à Édouard Philippe, un vétéran de la politique moderne française.
Un appel du pied aux électeurs de la droite LR
Bardella a ainsi renouvelé son invitation aux électeurs de la droite déçus, affirmant que "la droite française n’existe plus aujourd’hui". Ce constat l'amène à tendre la main, espérant attirer ceux lassés par l'évolution de leur parti historique. Cette stratégie, énoncée lors de sa fidèle apparition dans les médias, révèle l’intention du RN de capitaliser sur la désillusion croissante au sein de la droite traditionnelle.







