Alors que le président américain évoque la possibilité de pourparlers avec l'Iran, le ministère de la Défense a ordonné le déploiement de milliers de soldats d'élite, y compris des parachutistes, qui pourraient rapidement rejoindre les marines déjà en route vers la région.

Le Pentagone a donné l'instruction à environ 2 000 membres de la 82e division aéroportée de se préparer à partir vers le Moyen-Orient, offrant ainsi à Trump des options militaires élargies, rapporte The New York Times du 24 mars, se basant sur des informations provenant de sources au sein du ministère de la Défense.

Ces troupes proviennent d'une 'force de réaction immédiate', une brigade spécialisée d'environ 3 000 soldats capable d'intervenir dans le monde entier sous 18 heures, souligne le quotidien.

Ce déploiement, également confirmé par The Washington Post, mentionne un nombre similaire de soldats, tandis que CNN annonce plutôt un effectif de 1 000 soldats.

Des navires de guerre aussi en route

Ce renforcement militaire intervient alors que Trump parle de négociations (que Téhéran a rejetées) avec l'Iran. Selon The New York Times, la Maison-Blanche aurait soumis un plan de 15 points. La radio NPR souligne que 'le gouvernement Trump garde toutes les options ouvertes.'

D'autre part, trois navires de guerre transportant environ 4 500 soldats du groupe amphibie Tripoli s'acheminent vers le Moyen-Orient, mentionne The Washington Post. Une unité marine basée au Japon fait partie de ces forces, tandis qu'une autre en Californie se prépare, bien qu'il leur faille plusieurs semaines pour atteindre la région. Quatre-vingt-cinq mille militaires sont déjà mobilisés dans le cadre de l'opération 'Fureur épique'.

Selon des hauts responsables américains, l'un des scénarios envisagés impliquerait la prise de l'île de Kharg, par où transite 90 % des exportations de pétrole iraniennes. Si cette option est mise en œuvre, indique The New York Times, les troupes parachutistes de la 82e division pourraient venir renforcer les marines. Toutefois, bien qu'ils puissent arriver rapidement, ces parachutistes ne sont pas équipés d'armements lourds, ce qui les rend vulnérables en cas de riposte iranienne, précisent les sources du journal.