Alors que l'échéance de la présidentielle de 2027 approche, la question de la désignation du candidat pour la droite et le centre se complexifie. Après un second tour des élections municipales qui a vu des succès face à la gauche, Les Républicains doivent maintenant naviguer entre diverses stratégies de sélection de leur futur représentant.
David Lisnard, président de l'Association des maires de France et candidat notoire, a récemment quitté le parti, critiquant le refus du bureau politique d'opter pour une primaire ouverte. Il a qualifié cette décision de "non-sens absolu" et prône une inclusion élargie qui pourrait englober des personnalités comme Éric Zemmour ou Nicolas Dupont-Aignan, appartenant à l'extrême droite.
Quelles bornes pour une primaire ?
Les adhérents des Républicains seront appelés à décider du mode de désignation de leur candidat dans les semaines à venir. Trois options sont sur la table : une primaire interne, une primaire ouverte aux sympathisants, ou une désignation directe de Bruno Retailleau, président du parti, qui a déjà annoncé sa candidature.
Des voix discordantes résonnent au sein de la droite. Gérard Larcher, président du Sénat, soutien une approche en deux étapes, débutant par la désignation d’un candidat LR, suivie d'une primaire ouverte à l’automne. En revanche, Xavier Bertrand, ancien ministre et candidat malheureux à la primaire de 2021, conteste cette logique en prônant une méthode où les partis n’imposent pas leurs choix.
Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l'Assemblée, milite quant à lui pour une primaire ouverte, englobant des figures allant de Gérald Darmanin à Sarah Knafo, démontrant ainsi la diversité des opinions au sein du parti.
Vers un « comité de liaison » entre Horizons, Renaissance et le MoDem
Autre piste à explorer pour l’unité : Édouard Philippe, ancien Premier ministre, à la tête d'Horizons, appelle à un rassemblement de la droite et du centre, bien qu'il émette des réserves concernant l'idée d'une primaire. Il explique ne pas vouloir exclure une opportunité de travailler ensemble tout en restant prudent sur les alliances avec les macronistes.
Dans ce contexte de fragmentation, des personnalités comme Gabriel Attal prônent également une coordination entre les différents mouvements politiques, évoquant la possibilité de créer un comité de liaison afin de préparer le terrain avant la présidentielle.
« Je ne jouerai jamais avec l’avenir de mon pays », promet Édouard Philippe
La ligne directrice de LR semble se diriger vers une union avec l'extrême droite, ce qui suscite des réticences chez certains candidats comme Édouard Philippe. "Nous devons éviter de faire face à une horrible alternative entre des figures comme Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen", affirme-t-il, soulignant l'enjeu crucial d'un choix éclairé pour l’avenir du pays.
Avec jusqu'à sept prétendants potentiels, allant de Lisnard à Dominique de Villepin avec son nouveau parti, La France humaniste, la droite pourrait potentiellement se retrouver fragmentée lors des élections, facilitant la tâche d'un candidat de gauche lors du deuxième tour.
Alors que la compétition fait rage, la nécessité d'une décision collective se fait de plus en plus pressante. L’éparpillement des candidatures pourrait nuire à leurs chances de succès, rendant primordial un consensus entre les différents courants de la droite et du centre.







