L’île de Molène (Finistère) se redresse avec l'annonce de Bruno Corolleur, qui a décidé de se lancer dans les élections municipales de 2026. Cette démarche fort attendue laisse entrevoir un avenir différent pour cette petite commune insulaire.
La situation était préoccupante. En effet, en l'absence de candidats, les habitants de Molène ne purent voter lors des précédentes élections municipales, une réalité qui a profondément affecté le maire sortant, Didier Delhalle. Ce dernier s’inquiétait de voir sa commune perdre son identité, évoquant la triste perspective de devenir « un parc Euro Disney », comme le rapportent nos confrères du Parisien.
Avec l'annonce de Bruno Corolleur, un homme de 64 ans, un nouvel espoir voit le jour. Lors d'une rencontre cruciale le 19 février, il s'est décidé à candidater. « J’ai écouté tout le monde. À la fin, j’ai réalisé qu’il était temps de me lancer. Je connais bien cette île et son histoire, et j'ai le soutien des habitants », confie-t-il au France Bleu.
« Il nous fallait vraiment une liste »
Pour Corolleur, permettre à Molène de rester autonome est primordial. « Si nous dépendons d’une autre commune, nous perdons notre voix et notre pouvoir d’agir. Je tiens à Molène, il est essentiel d'avoir une liste », souligne-t-il avec conviction. Il a déjà rassemblé neuf colistiers, en attendant de compléter son équipe avec trois autres membres. Son entourage se montre déterminé et impliqué dans ce projet.
Cette liste devra être validée par la préfecture avant d'être officiellement déposée, organe qui supervise ce processus. Selon les récents communiqués d’ICI Breizh Izel, le scrutin pourrait se tenir en mai, même si une seule liste est présentée.
Le mandat de l'équipe municipale sortante a pris fin le 15 mars dernier. À la suite de cela, une délégation spéciale, nommée par le préfet du Finistère, a été chargée d’administrer la commune jusqu'à cet événement. Leur rôle est de gérer les affaires courantes pendant une période de trois mois, qui pourrait être renouvelée. La crainte demeure d'un rattachement à une autre collectivité si aucun maire n’est élu, ce qui entraînerait la perte d'une exception fiscale précieuse pour Molène – une exonération d'impôts locaux datant de l'époque de Louis XIV.







