Dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et le Hezbollah, le président libanais Joseph Aoun a réclamé "la nécessité d'un cessez-le-feu" à l'occasion de la visite du ministre français Jean-Noël Barrot, le 19 mars dernier. Aoun a également rappelé son initiative visant à engager des négociations directes avec Israël, suite à des frappes israéliennes tragiques ayant causé un millier de morts et plus d'un million de déplacés.
Cette visite est décrite comme un geste de "soutien et de solidarité" de la France envers le peuple libanais, qui se trouve dans une situation de guerre qu'il n'a pas choisie, selon le ministère français des Affaires étrangères. Barrot a notamment visité une école à Beyrouth transformée en centre d'accueil pour les personnes déplacées, soulignant l'impact humain de ce conflit.
Le président Aoun a reiteré que "l'essentiel est de mettre un terme à l'escalade". Lors d'une proposition formulée le 9 mars, il avait déjà évoqué une "trêve" au sein de ce conflit, tout en affichant la nécessité d'un soutien logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et, potentiellement, "désarmer le Hezbollah". Ce dernier a réagi le 2 mars par une attaque contre Israël en représailles à l'assassinat du guide suprême iranien.
Aujourd'hui, la situation demeure précaire avec des bombardements israéliens sur de larges régions du Liban, y compris Beyrouth. Le ministre Barrot rencontrera également le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berri pour discuter "des voies d'une désescalade", comme l’a annoncé le Quai d'Orsay. La guerre entre Israël et le Hezbollah crée une crise humanitaire profonde, exacerbant une situation déjà difficile pour le Liban, qui fait face à des défis économiques majeurs.







