Sébastien Vincini, président du conseil départemental de Haute-Garonne, a partagé ce mercredi une image choquante des dégradations sur les murs du siège du Parti socialiste à Toulouse. "PS facho collabo" est écrit en rouge, une phrase qui a suscité l'indignation de nombreux responsables politiques. Vincini déclare : "Cette haine n'appartient ni à Toulouse ni au débat public", condamnant fermement ces actes inacceptables.
Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie, a également réagi avec la même préoccupation : "Depuis des années, la brutalisation de la vie politique n'encourage que ces abus", a-t-elle écrit sur X.
Cette dégradation intervient alors que la ville se prépare pour le second tour des élections municipales. Avec Jean-Luc Moudenc, le maire sortant (divers droite) en tête avec 37,23 % des voix, le PS a décidé de s'unir aux écologistes et aux insoumis. Ensemble, ils soutiennent la candidature de François Piquemal, député de la France Insoumise, qui a récolté 27,5 % des suffrages. François Briançon, troisième avec 25 %, devrait hériter de la métropole de Toulouse selon un accord de fusion des listes.
François Piquemal dénonce « une campagne menée par la fachosphère »
François Piquemal a republié la photo des dégradations, affirmant que "ces tentatives d'intimidation" ne décourageront pas les socialistes de Haute-Garonne. Il a aussi signalé que ces actes sont le reflet d'une campagne menée par la fachosphère, exacerbée depuis l'annonce de l'union à Toulouse. "Il est temps que ceux qui propagent peurs et fausses informations se ressaisissent", a-t-il admonesté.
À l'intérieur même du Parti socialiste, des voix s'élèvent contre cette alliance électorale, comme celle de Jérôme Guedj, député de l'Essonne, s'interrogeant sur son statut de "mauvais socialiste" face à cet accord. Dans une intervention dans le Parisien, il a déclaré que bien qu'il ne soit pas d'accord avec Mélenchon, il supporte l'union.
Jean-Luc Moudenc a de son côté insinué que Piquemal servait les intérêts de Mélenchon, tentant de faire de cette association un argument contre les électeurs. En parallèle, des militants proches de Moudenc ont signalé des agressions homophobes à leur encontre, un événement qui exacerbe encore plus le climat tendu de la campagne. Piquemal a exprimé son soutien à ces militants, renvoyant aux "outrances de la fachosphère" comme aliment de ces tensions.







