Emmanuel Macron a officiellement désigné le nom du prochain porte-avions français lors d'une cérémonie sur le site de Naval Group à Nantes-Indret, en Loire-Atlantique. Le futur navire, un porte-avions de nouvelle génération, s’appellera donc France Libre. Cet événement tant attendu marque un pas important vers le remplacement du Charles-de-Gaulle, qui sera retiré du service en 2038.
Un investissement majeur pour la France
Long de 310 mètres et pesant 80 000 tonnes, le France Libre sera le plus grand bateau militaire à propulsion nucléaire jamais construit en France. Son coût est estimé à environ 10 milliards d'euros, un investissement qui, selon le président, profitera à 90 % aux entreprises françaises. La construction du porte-avions ne commencera pas avant 2031 et sera réalisée par les Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire.
Les deux chaufferies nucléaires nécessaires à son fonctionnement sont déjà en phase de construction, chacune développant une puissance de 220 MW, surpassant ainsi les 150 MW de celles du Charles-de-Gaulle.
Un navire suréquipé
Le France Libre sera équipé de trois catapultes, permettant un rythme opérationnel largement accru par rapport à son prédécesseur. Ce navire disposera également d'un pont d'envol de 17 200 m², bien plus large que celui de 12 000 m² du Charles-de-Gaulle. Grâce à la technologie de catapultage électromagnétique EMALS, le nombre de sorties aériennes sera presque doublé.
En termes d'armement, il embarquera des missiles Aster à lancement vertical, des systèmes d’autodéfense sophistiqués, y compris de l’artillerie téléopérée, ainsi qu'un radar Sea Fire développé par Thales, capable de suivre jusqu'à 1 000 cibles simultanément.
Capacités impressionnantes
Le nouveau porte-avions pourra accueillir jusqu'à 2 000 marins et 40 aéronefs, incluant une trentaine de Rafale M, divers drones, des hélicoptères et deux avions de surveillance E-2D Hawkeye. Emmanuel Macron a souligné l'importance de cette capacité : "Peu de nations peuvent projeter une telle puissance à des milliers de kilomètres de leurs côtes, et la France doit maintenir cette capacité".







