Le président français est en déplacement ce mercredi sur le site du constructeur Naval Group, à Indre, en charge de la construction des deux chaufferies nucléaires du futur porte-avions.
« Richelieu » ? « François Mitterrand » ? … Le chef de l’État a finalement opté pour le nom « France libre ». C’est lors d’une visite à Indre, près de Nantes, que le président Emmanuel Macron a officialisé ce choix, marquant le lancement de la construction du nouveau porte-avions, un projet ambitieux qui a vu le jour en 2018.
Lors de ce déplacement, Macron a également inspecté le site de Naval Group, où seront élaborées les deux chaufferies nucléaires, constituant la première phase d’un chantier colossal. Ce futur bâtiment succédera au porte-avions Charles de Gaulle en 2038, et répond à une nécessité stratégique contemporaine, à l’heure où les tensions géopolitiques s’intensifient.
Le président a fait un déplacement remarqué sur le Charles de Gaulle le 9 mars dernier, alors que ce dernier se trouvait en Méditerranée orientale, face aux menaces d'un conflit au Moyen-Orient. D’après le quotidien Le Parisien, la décision de nommer le navire « France libre » témoigne de l'engagement de la France pour ses valeurs républicaines et militaires.
Un investissement colossal de 10 milliards d’euros
Avec un budget de 10 milliards d’euros sur les 20 prochaines années, ce porte-avions sera le plus grand navire militaire jamais construit en France avec un poids de 77 000 tonnes, contre 42 000 pour son prédécesseur. D’après les informations de l’Élysée, seul deux pays au monde possèdent actuellement des porte-avions nucléaires, à savoir les États-Unis et la France, tandis que d’autres nations comme la Chine et l’Inde optent pour une propulsion classique.
Ce bâtiment sera un véritable symbole de la puissance militaire française, à un moment où Emmanuel Macron met l’accent sur le renforcement de la défense nationale, comme le souligne son récent discours sur la dissuasion nucléaire, promouvant une coopération accrue avec plusieurs pays européens.
Il est à noter que ce futur porte-avions sera en mesure de catapulter et de récupérer des avions simultanément, ce qui optimise l’efficacité opérationnelle. Cependant, la technologie électromagnétique pour les catapultes sera fournie par l американізм General Atomics, soulevant des questions de dépendance technologique dans un contexte global complexe.







