Le maire de Rodez, Christian Teyssèdre, ne cache pas son mécontentement face à l'alliance entre ses anciens adjoints, Stéphane Mazars et Sarah Vidal. Il juge cette fusion comme étant "contre-nature" et opportuniste. Lors d'une récente déclaration, il a souligné que Vidal avait appelé à voter pour un autre candidat de gauche lors des dernières législatives, remettant en question la crédibilité de cette nouvelle alliance. "Cette fusion entrera dans les annales comme un modèle d’opportunisme de mes adversaires !", a-t-il déclaré.
Avec seulement 52 voix d'écart le séparant de son adversaire aux élections, Teyssèdre conteste également les accusations de problèmes juridiques évoquées par Mazars et Vidal. "Il n’y a aucun procès pénal contre la Ville," a-t-il insisté, faisant référence à une récente déclaration sur la gestion des catastrophes naturelles dans la région.
"Tout reste possible"
Teyssèdre a profité de l'occasion pour critiquer le manque de propositions de ses opposants. "Durant toute la campagne, ils n’ont présenté aucune alternative. Leur unique but semble être de renverser le maire !" Il a mis l'accent sur les 80 propositions présentées par son équipe, confirmant l'engagement de sa liste à poursuivre ses projets pour Rodez. Laura Renier-Reyes, numéro 2 de la liste, soutient que près de 65 % de celle-ci a été renouvelée, indiquant un changement significatif par rapport à 2008.
Cependant, même si l’alliance Mazars-Vidal pourrait les placer en position favorable, les membres de la liste "Tous Ruthénois" restent confiants. "Tout reste possible... Les mathématiques ne dictent pas toujours l’issue des élections en politique," a affirmé Teyssèdre, qui vise un quatrième mandat. La réponse du public sera donnée ce dimanche soir, lorsque les résultats seront annoncés.







