Le maire sortant de Marseille, Benoît Payan, à la tête d'une coalition de gauche, a annoncé qu'il ne fusionnerait pas avec le candidat des Insoumis, Sébastien Delogu, qui vient de se retirer de la course électorale. Ce changement intervient juste avant la clôture des listes pour le second tour des élections municipales.
Lors d'une conférence de presse mardi, Delogu a exprimé sa décision de ne pas poursuivre sa candidature, après que Payan ait déposé ses listes en préfecture en refusant la fusion qui lui était proposée. Lors du premier tour, Benoît Payan a recueilli 36,69 % des voix, suivi de près par le candidat du Rassemblement National, Franck Allisio, tandis que Sébastien Delogu a terminé en quatrième position avec 11,94 % des suffrages.
« Je n'appelle pas les citoyens à se retirer », a déclaré Benoît Payan. « Chacun doit assumer sa part de responsabilité. Nous devons rester unis et rassembler les Marseillaises et Marseillais autour de notre projet commun. » Les tensions entre les deux candidats sont palpables et reflètent une division croissante au sein de la gauche marseillaise.
Jean-Luc Mélenchon, leader des Insoumis, a réagi vivement à cette situation, dénonçant l'« irresponsabilité arrogante » de Payan sur le réseau social X. Il a critiqué le choix de Payan de privilégier une stratégie en solo, préférant laisser le risque de victoire à l'extrême droite plutôt que de fusionner avec LFI. « Marseille ne peut se permettre ce type de rivalité », a-t-il affirmé.
Une démonstration de force a eu lieu lundi soir, lorsque près d'un millier de manifestants, y compris des partisans de LFI, se sont rassemblés devant les bureaux de Payan pour appeler à une union de la gauche. Ils ont réclamé des actions similaires à celles réalisées dans d'autres villes comme Lyon et Nantes, qui ont réussi à instaurer des alliances.
Les relations tendues et les critiques partagées entre les deux candidats soulignent les défis auxquels la gauche marseillaise est confrontée alors qu'elle cherche à consolider son pouvoir. Les expertises et les observateurs politiques s'interrogent désormais sur l'avenir de cette coalition face à l'électorat.
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