La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a récemment rendu publiques les déclarations d'intérêts et de patrimoine des membres du gouvernement de Sébastien Lecornu. Ces documents, publiés lundi, ont été "remplis avec soin" par les ministres concernés, bien que quelques-unes aient nécessité des rectifications en raison d'"erreurs ou d'inexactitudes".
Les informations dévoilées offrent un aperçu surprenant des finances du gouvernement. Parmi les déclarations, le Premier ministre Sébastien Lecornu a mentionné un compte bancaire affichant un découvert de 559 euros, même si d'autres de ses comptes sont dans le vert. À l'instar de Lecornu, Philippe Tabarot, ministre des Transports, a un compte négatif de 3.421 euros, tout comme Marina Ferrari (Sports) et Naïma Moutchou (Outre-mer). En revanche, beaucoup de membres du gouvernement sont également propriétaires comme le montre le cas de Sébastien Lecornu qui possède deux maisons et un terrain en Normandie, bien qu'il ait également des dettes à rembourser.
Sur une note positive, le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin, affiche un patrimoine impressionnant d'environ 8,5 millions d'euros, principalement grâce à ses actions dans la société FINAPA. Son homologue à l'Économie, Roland Lescure, possède un patrimoine immobilier d'une valeur d'environ 3,7 millions d'euros, dont un appartement parisien de 159 m² estimé à plus de 2,2 millions d'euros.
La situation de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, est également notoire avec un appartement de 220 m² à Paris évalué à 2,2 millions d'euros, ainsi qu'un diamant solitaire de 30.000 euros. Jean-Noël Barrot, au ministère des Affaires étrangères, a déclaré des parts dans divers biens immobiliers, y compris un garage à Paris d'une valeur de près de 350.000 euros. Les ministres sont également tenus de signaler les compléments de rémunération liés à leurs activités professionnelles, ainsi que celles de leurs conjoints, dans le but d'éviter les conflits d'intérêts.
Un rapport de la HATVP indique que quatorze membres du gouvernement, sur une trentaine, sont soumis à des décrets de déport, limitant ainsi leur implication dans certaines affaires en lien avec leur parcours personnel. Tels sont les cas de Jean-Noël Barrot concernant l'entreprise de VTC Uber, où sa sœur Hélène Barrot est employée, et de Serge Papin pour les sociétés du groupe Auchan, dont il était membre du conseil d'administration jusqu'en 2025.







