La hausse des prix des carburants touche de nombreux Français, notamment les professions mobiles comme les infirmières libérales. Sylvia Le Saux, infirmière à Auray dans le Morbihan, fait partie de ces héros du quotidien qui parcourent de longues distances pour fournir des soins à leurs patients.
Pour effectuer ses visites dans le sud de Bretagne, cette infirmière parcourt chaque année près de 30 000 km. Avec la flambée du prix du carburant, la situation devient rapidement ingérable. À la pompe, les prix continuent d'augmenter. « Je payais environ 65 euros avant. Aujourd'hui, c'est 77 euros, et je dois souvent faire le plein deux fois par semaine », témoigne-t-elle, dépitée. Dans certains secteurs, le litre d'essence dépasse les 2 euros, ce qui représente une charge financière considérable pour les travailleurs indépendants comme elle.
Les remboursements restent figés à 2,75 euros par déplacement, un montant peu adapté aux réalités économiques actuelles. « Parfois, je dois refuser des patients car leur adresse est trop éloignée. Ce n'est pas facile de dire non, mais je dois aussi penser à mes frais », avoue Sylvia.
Des mesures d'aide à l'étude
La présence de professionnels comme Sylvia est cruciale pour de nombreux patients. Alain Deschamps, un homme de 78 ans, dépend fortement de ses soins à domicile : « Sans elle, je ne sais pas comment je ferais. Les urgences ou l'hôpital ne sont pas des options. » Martine, sa femme, partage cette inquiétude.
La montée des prix du carburant pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la continuité des soins à domicile. Denis, un autre patient de Sylvia, note que ces visites apportent une véritable chaleur humaine dans des moments difficiles. « Cela fait toute la différence pour ceux qui en ont besoin. »
Face à cette situation, la profession a demandé des allégements sur les charges de carburant. Le gouvernement a annoncé qu'il envisageait des mesures d'aide, bien que les détails restent flous. Les infirmiers libéraux espèrent des réponses rapides pour continuer à exercer leur métier vital sans perdre leur autonomie financière.







