La marque Petit Navire a initié une démarche innovante en envoyant ses conserves de thon à un laboratoire d'expertise à Quimper, dans le Finistère. Cette initiative a pour but de vérifier la présence éventuelle de mercure, une substance considérée comme "très préoccupante" par l'Organisation mondiale de la santé.
En réponse aux alertes croissantes concernant la contamination au mercure, la marque a opté pour une transparence totale envers ses consommateurs. Dans un geste sans précédent, Petit Navire a décidé de faire analyser ses boîtes de thon dans un laboratoire indépendant nommé Labexia, basé à Quimper. Cette opération représente peut-être la plus grande réhabilitation jamais réalisée dans le secteur agroalimentaire.
Les boîtes de thon, traditionnellement associées à une réputation malsaine, proviennent d'un poisson qui se situe au sommet de la chaîne alimentaire marine. Ce dernier ingère d'autres poissons, contribuant à la concentration de métaux lourds et de mercure, ce qui soulève des préoccupations spécifiques concernant ces conserves.
Une alerte sur une contamination du thon en 2024
En 2024, le mercure a été classé comme l'une des substances les plus dangereuses pour la santé par l'OMS. Les organisations non gouvernementales (ONG) Bloom et Foodwatch ont tiré la sonnette d'alarme en octobre 2024, soulignant une "contamination généralisée du thon par le mercure".
L'approche proactive de Petit Navire pourrait ainsi ouvrir la voie à une amélioration significative des normes dans l'industrie de la conserve, renforçant la confiance des consommateurs dans des produits souvent stigmatisés. Selon des experts en sécurité alimentaire, tels que ceux de l'Anses, ce type d'initiative pourrait bien être le modèle à suivre pour les autres acteurs du marché.







