Les récentes tensions géopolitiques au Moyen-Orient, marquées par des menaces frappantes sur les infrastructures énergétiques, suscitent de vives inquiétudes quant à leurs répercussions sur l'économie mondiale.
Dimanche, Téhéran a averti qu'il pourrait attaquer des installations clés au Moyen-Orient, répliquant à l'ultimatum du président Trump qui exigeait la réouverture du détroit d'Ormuz dans un délai de 48 heures. Cette escalade des hostilités, notamment à travers des frappes iraniennes sur le sud d'Israël, engendre déjà des effets tangibles à l'échelle mondiale.
1. Hausse des prix des carburants au Sri Lanka
Le Sri Lanka vient d'annoncer une augmentation de 25 % des prix des carburants, une décision qui s’ajoute à une hausse précédente de 8 % survenue en début de semaine, les tensions au Moyen-Orient compliquant l'approvisionnement en hydrocarbures. À présent, le litre de sans-plomb s’élève à 398 roupies sri-lankaises, soit environ 1,30 dollars.
Selon une source gouvernementale, le pays dépend intégralement des importations pour sa consommation de pétrole et son approvisionnement en électricité.
2. Appel de la Commission Européenne à réduire les stocks de gaz
Face à l'envolée des prix provoquée par le conflit, la Commission européenne recommande aux États membres de limiter leur remplissage de gaz pour cet hiver à 80 % au lieu des 90 % habituellement requis, afin de maintenir la stabilité du marché. Dan Jorgensen, commissaire chargé de l'énergie, a rassuré en affirmant que l'approvisionnement européen demeure relativement sécurisé en raison d’une dépendance limitée à la région touchée.
3. Les billets d'avion sur la sellette
Willie Walsh, directeur général de l'IATA, a prédit une hausse inéluctable des prix des billets d'avion, conséquence directe de la flambée des coûts des hydrocarbures. Le prix du kérosène, en particulier, a doublé depuis l'attaque contre l'Iran fin février.
4. Le Bangladesh demande une aide financière d'urgence
Le Bangladesh a sollicité plus de 2 milliards de dollars en prêts d'urgence auprès de diverses institutions internationales pour pallier la crise des prix des hydrocarbures causée par le conflit. Le FMI a déjà promis 1,3 milliard de dollars, tandis que la Banque asiatique de développement prévoit 500 millions de dollars en soutien budgétaire.







