Les tensions entre les États-Unis et l'Iran continuent de croître, avec la menace d'une action militaire imminente sur des infrastructures stratégiques au Moyen-Orient. Le président américain, Donald Trump, a appelé à une réouverture totale et inconditionnelle du détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport du pétrole mondiale.
Ce texte s'inspire d'un reportage difusé récemment. Pour en savoir plus, suivez notre couverture en direct.
Dans un message diffusé sur ses réseaux sociaux, le président Trump a lancé un ultimatum à Téhéran : "Si l'Iran n'ouvre pas le détroit d'Ormuz dans les 48 heures, les États-Unis frapperont leurs infrastructures électriques, en commençant par la plus grande centrale". Ainsi, les États-Unis menacent de frapper la capacité électrique de l'Iran, qui possède 477 centrales, incluant des installations au gaz, pétrolières, hydrauliques et nucléaires.
La réponse iranienne
Cette situation pourrait-elle inciter l'Iran à agir ? Selon Pierre Berthelot, directeur de la revue Orients stratégiques, "Les Iraniens disposent également des moyens nécessaires pour répondre et frapper les infrastructures énergétiques de la région. Ils ont affirmé qu'ils seraient prêts à plonger le Moyen-Orient dans l'obscurité. S'ensuit un véritable équilibre de la terreur : qui cédera le premier ?"
Le dimanche suivant, le président du Parlement iranien a répliqué avec véhémence, déclarant : "Les infrastructures énergétiques de la région seront des cibles légitimes. On récolte ce que l'on sème." Une déclaration qui souligne la gravité de la situation, tandis que des visuels circulants dans la presse iranienne mettent en avant des cibles potentielles, notamment les centrales électriques des pays voisins. Téhéran a également menacé de s'en prendre aux usines de dessalement, essentielles pour l'approvisionnement en eau potable, comme celles qui répondent à 99% des besoins du Qatar.







