Vingt-trois cas confirmés de méningite ont été signalés en Angleterre suite au décès de deux jeunes adultes, mettant la santé publique sous haute vigilance.
Le 14 mars 2026, Juliette Kenny, une lycéenne de 18 ans, et un étudiant de l'université du Kent, âgé de 21 ans, ont perdu la vie après avoir contracté une méningite à méningocoques. Selon les premiers éléments de l'enquête, ils auraient été contaminés lors d'une soirée au Club Chemistry à Canterbury, entre le 5 et le 7 mars.
Face à cette situation alarmante, le ministère de la Santé a rapporté que le nombre total de cas de méningite dans la région a grimpé de 29 à 34, incluant 23 cas confirmés. Le ministre, Wes Streeting, a décrit cette épidémie comme étant « sans précédent ». Le Premier ministre, Keir Starmer, a aussi incité les personnes ayant fréquenté la discothèque à se manifester pour recevoir un traitement antibiotique.
Vaccins et antibiotiques administrés
En réponse à l'urgence, une campagne de vaccination a été mise en place. Plus de 400 personnes ont été vues en train d'attendre pour recevoir leur vaccin sur le campus de l'université du Kent. En tout, la UK Health Security Agency (UKHSA) a rapporté qu'environ 5 764 doses de vaccins et 11 010 traitements antibiotiques ont été distribués dans le Kent, zone touchée par l'épidémie.
Ces mesures sont une prévention pour les étudiants et toute personne ayant été en contact avec les cas confirmés ou suspectés. Notons que bien que les nourrissons soient vaccinés contre le méningocoque B depuis 2015 au Royaume-Uni, les générations antérieures ne bénéficient pas de cette protection.
Le directeur de la santé publique dans le Kent, Anjan Ghosh, a averti que de « petits foyers sporadiques » pourraient apparaître ailleurs au Royaume-Uni si des étudiants contaminés se répandent. Toutefois, il a précisé que ces foyers seraient probablement « maîtrisables », puisque le risque de contamination entre individus demeure faible.
Un cas a également été détecté en France, où le ministère de la Santé a confirmé qu'une personne ayant été en contact avec l'université du Kent est hospitalisée, dans un état stable. Un incident parallèle a eu lieu à Cherbourg, où une salariée d'Orano est décédée d'une méningite, bien que son cas ne soit pas lié à l'épidémie en cours.







