Dans la nuit du vendredi 20 mars, l'Iran a lancé deux missiles balistiques vers la base américano-britannique de Diego Garcia, située à 4 000 km de son territoire, dans l'océan Indien. Selon une source officielle britannique, ces missiles ont été tirés « sans succès », soulignant l'escalade des tensions au Moyen-Orient.
La tentative d'attaque a coïncidé avec l'annonce par le gouvernement britannique de l'autorisation pour les États-Unis d'utiliser certaines de ses bases pour frapper des cibles iraniennes, notamment dans le détroit d'Ormuz, stratégique pour le trafic naval. Des informations du Wall Street Journal rapportent que l'un des missiles a connu une défaillance, tandis que l'autre a été intercepté par le système de défense d'un navire de guerre américain.
Le ministre britannique de la Défense a qualifié ces actions d'« irresponsables », affirmant qu'elles constituent une menace non seulement pour le Royaume-Uni mais aussi pour ses alliés. Dans un contexte déjà tendu, cette situation renforce les craintes de conflits ouverts.
L'Iran plaide pour son droit à la légitime défense
Diego Garcia est d'une importance stratégique pour les États-Unis, abritant sous-marins nucléaires et bombardiers. Cette île fait partie d'un accord controversé entre Londres et Washington, permettant l'utilisation de la base pour des opérations militaires vis-à-vis de l'Iran. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, n'a pas tardé à répondre, accusant le Premier ministre britannique Keir Starmer de compromettre la sécurité des citoyens britanniques.
Les experts préviennent que ces échanges pourraient intensifier les hostilités. La situation demeure délicate, alors que le Royaume-Uni a également décidé de rétrocéder l'archipel des Chagos à l'île Maurice, mais maintient un bail de 99 ans sur Diego Garcia, reflétant ainsi des intérêts stratégiques de longue durée.







