Israël a intensifié ses opérations militaires contre l'Iran, affirmant que Téhéran est sur le point d'être "décimé" selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu. La situation s'est dégradée avec des missiles et drones ciblant le Golfe au cours des derniers jours.
"Nous sortons victorieux et l'Iran perd sa capacité d'enrichir l'uranium ainsi que de produire des missiles balistiques", a déclaré Netanyahu lors d'une conférence de presse. Il a néanmoins évité de fournir un calendrier pour la fin du conflit, laissant la communauté internationale dans l'incertitude.
Au jour 21 de ce conflit grandissant, les marchés ont réagi; Wall Street a enregistré une légère diminution tandis que le prix du pétrole s'est réajusté autour de 107 dollars le baril.
Les frappes israéliennes continuent ce vendredi, coïncidant avec Norouz, le Nouvel an persan, et l'Aïd el-Fitr dans de nombreux pays musulmans. En dépit de cette période de célébration, l'Iran a programmé ses festivités pour samedi, marquant la fin du Ramadan.
- Raffinerie attaquée au Koweït -
Les répercussions de ce conflit touchent également le Golfe, avec des missiles et drones ciblant plusieurs pays. Les Émirats arabes unis ont déclaré avoir riposté à des attaques de missiles, l'Arabie saoudite a intercepter plusieurs drones, tandis que le Bahreïn a géré un incendie causé par des fragments d'une attaque "iranienne".
Au Koweït, une raffinerie, déjà touchée la veille, a subi de nouvelles attaques entraînant des incendies et la fermeture de plusieurs de ses unités. D'après le rapport de l'agence de presse Reuters, des mesures restent en place pour limiter l'effet de ces agissements sur l'économie.
En réponse aux frappes coordonnées des États-Unis et d'Israël, Téhéran cible désormais les intérêts américains dans la région, alimentant les inquiétudes sur l'impact de ces actions sur l'économie mondiale. Le prix du gaz en Europe a grimpé, les niveaux atteints étant les plus élevés depuis le début de l'année.
Le Qatar a annoncé que sa capacité d'exportation de GNL est tombée de 17 % en raison des récents frappes contre son site de production principal à Ras Laffan, en réaction aux attaques israéliennes sur la réserve de gaz partagée avec l'Iran.
Alors que Donald Trump a exhorté Israël à éviter d'endommager les infrastructures iraniennes, Benjamin Netanyahu a déclaré son intention de s'y conformer. Cependant, Trump a également menacé de détruire en profondeur les installations iraniennes si ces dernières poursuivaient leurs attaques.
- Macron appelle à une approche internationale -
Les dirigeants européens se réunissant à Bruxelles ont exprimé de vives inquiétudes sur les conséquences potentielles, appelant à un "moratoire" sur les attaques contre les infrastructures énergétiques. Ils souhaitent que les deux parties adoptent une "retenue maximale" pour éviter une escalade de la crise.
La France, suivie du Royaume-Uni, d'Allemagne et d'autres nations, s'est dite prête à soutenir les efforts visant à sécuriser la navigation dans le détroit d'Ormuz, vital pour le transport mondial de pétrole et de gaz, mais seulement après un cessez-le-feu.
Emmanuel Macron a évoqué l'idée d'un "cadre onusien" pour une mission de sécurité impliquant ces nations.
Dans un effort pour stabiliser le marché pétrolier, les membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont commencé à libérer leurs réserves de pétrole, annonçant la mise à disposition de 426 millions de barils, principalement du brut.
- Liban: absence d'une initiative française -
Au Liban, plongé dans le conflit par l'intervention du Hezbollah, le président Joseph Aoun a renouvelé son appel à un cessez-le-feu et à des négociations avec Israël, suite à une visite du ministre français Jean-Noël Barrot. Macron a précisé que la France ne proposerait pas de plan mais s'efforcerait de faciliter des discussions diplomatiques.







