« Vous avez 90 minutes pour corriger votre mensonge. » Ce message menaçant est arrivé sur le téléphone d’Emmanuel Fabian, correspondant de guerre pour le Times of Israel, relatant une frappe iranienne qui aurait touché une zone déserte près de Jérusalem. Selon The Washington Post, quelques jours auparavant, il avait rapporté l’incident sans victime.
Les menaces sont devenues rapidement nombreuses, alimentées par des parieurs frustrés sur Polymarket, une plateforme de paris en ligne. Dans un post sur les réseaux sociaux, Fabian a partagé : « Ces derniers jours, j’ai reçu énormément de courriels et de SMS de la part de joueurs demandant une altération erronée de mon rapport. »
In the past day, I have been receiving numerous emails and texts from Polymarket gamblers demanding that I make an incorrect (and incredibly inconsequential) change to one of my reports..
March 13, 2026
Ce qui semblait être un fait mineur s’est transformé en une tempête de haine. Les messages d’insultes et de menaces se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Un internaute a exigé que Fabian modifie son article, affirmant que « ce qui est tombé n’était qu’un débris d’intercepteur, pas un missile ». Un autre, ayant perdu 900 000 dollars à cause de cet incident, a lancé : « Nous investirons au moins autant pour vous anéantir. » Le ton devenait de plus en plus inquiétant, avec des promesses de rendre sa vie impossible s’il ne corrigeait pas le prétendu mensonge.
Alerte auprès des autorités
Confronté à ces menaces, Fabian a décidé de contacter les autorités. « J’espère sincèrement que cela ne se produira pas, car ce nouveau champ où se mêlent journalisme, paris, et criminalité est préoccupant », a-t-il déclaré au Times of Israel.
De son côté, Polymarket a pris ses distances, condamnant le harcèlement subi par Fabian : « Ce comportement contrevient à nos conditions d’utilisation. Il n’a sa place ni sur notre plateforme, ni ailleurs. »
Ce n'est pas la première fois que le conflit iranien suscite des paris massifs. En effet, certains parieurs ont gagné jusqu’à 529 millions de dollars en pariant sur des frappes précises des États-Unis sur l’Iran, représentant un vrai phénomène sur la scène internationale.







