Ciblé par un rapport accablant du fonds spéculatif Grizzly, le groupe hôtelier français Accor a été secoué, provoquant une chute significative de son action en Bourse. Accor a rapidement émis un démenti catégorique concernant les accusations de traite d’enfants en Russie, précisant qu'il n’a aucune implication dans de telles activités. Dans un communiqué, la direction a indiqué qu'une enquête interne exhaustive était en cours, avec la collaboration d'un cabinet extérieur, et que les résultats seraient publiés.
Des accusations troublantes sur l’exploitation des enfants
Le fonds Grizzly a allégué que 18 établissements Accor en Russie avaient accepté d'accueillir des orphelins ukrainiens dans le but de les faire adopter par des familles russes. Selon les enquêteurs, certains hôtels ont même prétendu qu'aucune information sensitive n’avait été transmise au siège français ni à l’ambassade d'Ukraine. De plus, le rapport suggère que des établissements Accor dans plus de 20 pays auraient reçu des réservations en lien avec des exploitations et abus sexuels sur enfants.
Suite à la publication de ces allégations, l’action d’Accor a chuté de 5,97 %, clôturant à 39,50 euros, tandis que l'indice parisien CAC 40 a enregistré un recul de 2,03 %. Le groupe a indiqué qu’en cas de confirmation des accusations, il n'hésiterait pas à prendre des mesures appropriées, pouvant aller jusqu'à des poursuites judiciaires contre les parties impliquées.
Des liens controversés avec le dossier Epstein
Le rapport de Grizzly a également soulevé des suspicions de lien entre le PDG d’Accor, Sébastien Bazin, et Jeffrey Epstein, en se fondant sur un courriel échangé en 2016. Ce courriel évoque un déjeuner entre Bazin et Epstein, mais aucune communication directe entre les deux n’a été trouvée dans les archives judiciaires. Accor a soutenu que ces allégations ne montrent pas de lien substantiel avec Epstein, qui selon eux se réfèrent seulement à des informations publiques non vérifiées.
Enfin, un courriel de 2012 d’un journaliste à Epstein a suggéré que le groupe aurait pu participer financièrement à un règlement concernant Dominique Strauss-Kahn, dans le but d’éviter des révélations d’un prétendu réseau de prostitution au Sofitel de New York. Cette affaire, qui avait secoué le monde médiatique, s’était conclue par un accord financier confidentiel.
Face à ces accusations graves, le groupe Accor reste résolu à défendre son intégrité et à prouver qu'il n'est pas impliqué dans les activités criminelles décrites. Pour plus d'informations sur cette affaire, suivez les mises à jour sur des sites d'actualité tels que Le Monde et France Info, qui traitent de manière approfondie le contexte de ces événements.







