Les autorités sanitaires britanniques ont rapporté 27 cas de méningite en Angleterre, principalement liés à un établissement nocturne à Canterbury, fréquenté par de nombreux étudiants début mars. Cette situation appelle une vigilance accrue et une campagne de vaccination exceptionnelle sur le campus de l'université du Kent.
État des lieux alarmant
Le dernier bilan de l'UKHSA annonce une augmentation des cas de 20 à 27, avec déjà deux décès révélés. Wes Streeting, ministre de la Santé, a qualifié la rapidité de la propagation de "sans précédent", suite à une forte transmission dans la discothèque Camden. Le médecin-chef adjoint, Thomas Waite, a réagi en soulignant : "C'est de loin l'épidémie de méningite la plus rapide que j'ai jamais vue".
Mesures d'urgence : traitement et vaccination
Face à cette crise, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a activement encouragé ceux qui ont fréquenté le club à chercher des soins et à recevoir des antibiotiques. Environ 2 000 personnes sont concernées par cette demande. En réponse à l'urgence, l'agence sanitaire met également en œuvre une campagne de vaccination sur le campus, où 5 000 doses sont disponibles. Jack Jordan, étudiant, témoigne de l'angoisse croissante parmi ses pairs : "Tout s'est passé si vite".
La méningite à méningocoque de type B est une infection potentiellement mortelle, comme l'explique l'infectiologue Matthieu Revest de l'université de Rennes, qui ajoute que même traitée, la maladie entraîne une mortalité significative.
Un cas hospitalisé en France
Dans le cadre de cette crise, un individu ayant fréquenté l'université du Kent a été hospitalisé en France et son état est jugé stable, rapportant Ouest-France. Les autorités françaises ont rapidement pris des mesures pour isoler les contacts à risque et ont proposé un traitement préventif antibiotique.
Cette situation désastreuse souligne la nécessité d'une vigilance accrue et de l'importance des vaccinations dans la prévention des maladies infectieuses.







