Les États-Unis viennent d'officialiser l'augmentation du nombre de pays concernés par la mesure imposant une caution financière pour l'obtention d'un visa touristique ou d’affaires. En vigueur pour 38 pays, cette obligation s'étendra à 12 nouvelles nations à compter du 2 avril, incluant le Cambodge et la Tunisie.
Selon un rapport de Reuters, ce programme exige des ressortissants de verser jusqu'à 15.000 dollars pour acquérir un visa B1 ou B2. Les nouvelles nations éligibles sont l’Éthiopie, la Géorgie, la Mongolie, et le Nicaragua, parmi d'autres. Cette mesure vise principalement à réduire les abus liés aux visas temporaires, en particulier les séjours prolongés au-delà de la période autorisée.
Restitution de la caution sous conditions
Le département d'État a rapporté qu'environ 1.000 étrangers ont déjà obtenu un visa sous ce programme, affichant un taux de retour dans les délais de 97 %. La caution sera remboursée si les conditions du visa sont respectées ou si le voyage ne se réalise finalement pas. Ce remboursement sera également accordé aux détenteurs de visa qui regagnent leur pays d'origine comme convenu.
Cette initiative s'inscrit dans une stratégie migratoire globale de l'administration de Donald Trump depuis janvier. L'objectif affiché est de prévenir que les visiteurs ne dépassent la validité de leur visa. D'après le département d'État, le coût moyen du renvoi d'un immigrant en situation irrégulière est de 18.000 dollars, alors que les applications de visas pour immigrants sont suspendues dans 75 pays.
Avec cette nouvelle politique, le programme touche désormais un total de 50 pays. En plus des 12 nouveaux entrants comme le Cambodge et la Tunisie, la liste comprend des nations comme l’Algérie, le Bangladesh, Cuba, le Nigeria, le Sénégal, la Tanzanie et le Venezuela.







