La « voix de l'Amérique » pourrait bientôt retrouver son audience mondiale. Le juge fédéral Royce Lamberth a ordonné, le 17 mars, la reprise des émissions de la radio publique Voice of America (VOA) et la réintégration de 1 042 employés licenciés en juin 2025. Ces derniers étaient en congé administratif rémunéré depuis un an.
Cette décision intervient après que Lamberth a jugé illégale la nomination de Kari Lake, choisie par le président Donald Trump pour superviser des coupes drastiques au sein de l'agence. Ces licenciements, jugés sans fondement légal, ont désormais été annulés, redonnant espoir aux ex-employés, qui se disent prêts à renouer avec leur mission originelle de diffusion d'informations neutres et impartial.
Kari Lake avait en effet entrepris des mesures d’austérité au sein de VOA en raison d'allégations de partialité, affirmant que la radio promouvait un axe anti-américain. Lamberth a exigé que l'agence présente rapidement un plan pour relancer les programmes à l'international et restaurer la confiance auprès de l'audience, selon un communiqué relayé par Le Monde.
L’administration Trump s’apprête à faire appel
La réaction des employés de VOA à cette décision a été loin d'être tiède. Trois d'entre eux, ayant initialement porté plainte contre la décision de licenciement, ont exprimé leur soulagement, espérant corriger les dérives de la gestion Lake. « Nous sommes impatients de réparer les dommages causés, de revenir à notre mission et de regagner la confiance de notre public », ont-ils déclaré.
Fondée pendant la Seconde Guerre mondiale, Voice of America est devenue un acteur clé dans la diffusion d'une information objective dans des régimes souvent hostiles à la liberté d'expression. Ses antennes, aux côtés de celles de Radio Free Europe et Radio Free Asia, ont traditionnellement servi à porter la voix des valeurs démocratiques.
Pourtant, l'administration Trump ne compte pas laisser cette décision sans réponse et prévoit de faire appel, comme l’a confirmé une source proche du dossier. Cette situation soulève des questions sur l'avenir de VOA et son rôle pendant une période où la désinformation et la polarisation politique sont omniprésentes.







