Israël a déclaré mardi avoir éliminé Ali Larijani, un personnage central de la sécurité iranienne, jugé comme l'une des figures les plus influentes de la République islamique et l’un des tacticiens majeurs dans la guerre actuelle au Moyen-Orient. Cela fait suite à une offensive israélo-américaine qui a débuté fin février.
À ce stade du conflit, qui en est maintenant à son 18ème jour, les cours du pétrole aux États-Unis et en mer du Nord poursuivent leur montée, avec une augmentation d'environ 3%. Cette hausse est en partie attribuée à la dégradation des infrastructures énergétiques dans le Golfe et au blocage du détroit d'Ormuz.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé via une vidéo que non seulement Larijani, mais aussi le général Gholamréza Soleimani, chef de la milice du Bassidj, avaient été éliminés. Un responsable militaire israélien, souhaitant garder l'anonymat, a expliqué que Larijani était devenu le 'dirigeant de facto' en Iran, particulièrement au cours des deux dernières semaines : 'Il était celui qui prenait les décisions, tirant les ficelles.'
Larijani avait récemment pris la parole lors d’un rassemblement à Téhéran où il a sifflé à propos du président Trump, avertissant que 'le peuple iranien est courageux et déterminé'. Toutefois, à l'heure actuelle, Téhéran n’a pas encore réagi officiellement à cette annonce choquante.
Les frappes israélo-américaines en date du 28 février avaient également causé la mort de plusieurs figures militaires et politiques iraniennes de haut rang, dont le guide suprême Ali Khamenei, remplacé depuis par son fils Mojtaba. Ce dernier, décrit comme blessé, n’a pas fait d’apparition publique, relayant ses messages via des communiqués.
Soleimani, pour sa part, dirigeait le Bassidj, une milice intégrée dans diverses strates de la société iranienne, recrutant principalement des jeunes. Un autre objectif militaire d’Israël signalé a été Akram Al-Ajouri, un chef du Jihad islamique palestinien, notamment présent en Iran.
La série d'attaques israéliennes a causé un véritable tumulte à Téhéran, transformant la nuit en un combat permanent entre le bruit des frappes et les orages du ciel.
Les hostilités se sont également étendues à d’autres régions du Moyen-Orient. À Bagdad, quatre personnes ont été tuées dans un quartier qui abrite des conseillers iraniens, suscitant des inquiétudes quant à l'absence de sécurité croissante dans la région.
L’ambassade des États-Unis a été attaquée à plusieurs reprises, tandis qu'un journaliste de l’AFP a rapporté des interceptions de missiles. Les forces pro-iraniennes au Liban et en Irak intensifient leurs activités, rappelant à tous que le conflit, largement évité par Bagdad, pourrait bien le consumer.
Selon le Soufan Center à New York, ce nouveau cycle de violence pourrait remettre en question deux décennies d'efforts pour établir un Irak plus stable et souverain.
Par ailleurs, une série d'explosions a été entendue à Doha après que des autorités ont signalé l’interception de missiles. Des incidents similaires ont été rapportés aux Émirats, où des débris d’un missile ont causé la mort d'une personne.
L'Iran a déployé plus de 1900 drones et missiles à travers la région, ciblant principalement des infrastructures civiles et des positions américaines. Alors que le détroit d'Ormuz reste sous contrôle virtuel de l'Iran, des incidents tels qu’un tanker récemment endommagé par un projectile inconnu constituent une préoccupation croissante.
Les tensions s'intensifient et malgré une offre d'aide humanitaire par la Chine pour des pays comme l'Iran et le Liban, la situation semble de plus en plus précaire avec un risque de dérive incontrôlable dans la région.







