Un procès majeur démarre ce mardi 26 mai, devant la Cour d'assises de Rennes, au Parlement de Bretagne. Pendant trois semaines, neuf hommes, dont deux sont toujours en fuite, seront jugés pour avoir attaqué Mahammad Mirzali, un blogueur d'Azerbaïdjan, dans les rues de Nantes en 2021. Étant donné la menace constante qui pèse sur cette personnalité réfugiée, le cadre judiciaire sera adapté pour assurer sa sécurité.
Les accusés risquent des peines de 20 à 30 ans de prison. Ils appartiennent à un groupe criminel d'anciens ressortissants de l'URSS, qui avaient l'intention de porter atteinte à la vie de Mirzali, avec des projets aussi extrêmes que de lui couper des membres. Trois d'entre eux sont incriminés pour tentative de meurtre en bande organisée tandis que les autres font face à des accusations d'association de malfaiteurs criminels.
Le Parlement de Bretagne complètement bouclé
Pour garantir la sécurité, le tribunal sera totalement sécurisé et le quartier sera quadrillé. La victime arrivera au Parlement de Bretagne à un moment tenue secret. Des points de contrôle seront établis autour de la zone.
Entre 8 heures et 20 heures, l'accès à la place du Parlement de Bretagne et aux rues adjacentes sera interdit aux véhicules, bien que le passage piéton reste autorisé. Les visites touristiques au Parlement seront suspendues durant toute la durée du procès.
Un dispositif de brouillage anti-drone
La préfecture a également mis en place un dispositif de brouillage pour empêcher le survol de drones dans un rayon de 300 mètres autour de la zone. Mahammad Mirzali, qui vit sous une fausse identité depuis plusieurs années et doit déménager fréquemment, continue de publier des critiques virulentes à l'encontre du régime azerbaïdjanais. À ce jour, il a subi plusieurs tentatives d'assassinat.
Ce procès, qui doit se poursuivre jusqu'au 12 juin, est un symbole des dangers que courent les dissidents politiques et met en lumière les mesures de sécurité inusitées qui entourent ce type d'affaire.







