Le Kremlin a fermement démenti les accusations selon lesquelles il serait sur le point de finaliser la livraison de drones à l'Iran. Cette déclaration intervient alors que le Financial Times rapporte que ces livraisons auraient commencé en mars. Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, l'article du FT serait truffé de "mensonges" et a ajouté que les médias, même les plus respectés, diffusent des informations trompeuses.
Peskov a également déclaré : "Une chose est claire : nous continuons à dialoguer avec les dirigeants iraniens." La Russie, tout en étant un allié traditionnel de l'Iran, appelle à une résolution pacifique des conflits en cours au Moyen-Orient.
Les informations diffusées par le Financial Times, basées sur des analyses de services de renseignement occidentaux, indiquent que les discussions sur les livraisons de drones auraient débuté après des frappes israéliennes et américaines contre l'Iran. Ces livraisons seraient censées s'achever à la fin de ce mois.
La Russie se concentre sur l'aide humanitaire
Malgré cette situation tendue, Moscou n'a pas confirmé d'aide militaire à Téhéran, se contentant d'évoquer des envois d'aide humanitaire. Cependant, des médias américains ont suggéré que des renseignements militaires ont été partagés avec l'Iran pour renforcer ses capacités d'action au Moyen-Orient. En réaction à ces frappes, l'Iran aurait effectué des attaques contre des installations américaines.
Depuis le début des hostilités, l'Iran a utilisé plus de 3000 drones, notamment les modèles Shahed, connus pour leur faible coût de production. Parallèlement, la Russie, qui modifie des modèles iraniens pour ses propres besoins militaires, les emploie actuellement dans le conflit ukrainien.
Finance et géopolitique étant de plus en plus entremêlées, l'impact de ces relations sur l'équilibre de la région reste à déterminer. Pour les experts, telles les analyses de Philippe Moreau-Defarges, spécialiste en relations internationales, la dynamique actuelle pourrait remodeler les alliances dans le paysage géopolitique.







