Dans une interview diffusée dimanche sur CGTN, Patrick Pouyanné a déclaré que si le conflit actuel au Moyen-Orient se prolongeait au-delà de six mois, cela entraînerait de "vrais impacts" sur les économies à l'échelle mondiale. Il a souligné que la situation actuelle, notamment le blocage du détroit d'Ormuz, a déjà mis en place un frein sur la production de 15% des ressources pétrolières mondiales.
"Si ce conflit dure trois ou quatre mois, nous pouvons l'absorber", a tempéré Pouyanné, rappelant que les réserves pétrolières pourraient amortir le choc initial. Cependant, il a exprimé l'espoir que des solutions rapides seront trouvées pour mettre un terme à la guerre. En effet, 10 millions de barils de pétrole par jour ne peuvent plus sortir du Golfe arabo-persique, une situation qui pourrait rapidement devenir critique.
Des mesures économiques face à une crise imminente
Pour contrer la flambée des prix des carburants, plusieurs nations, notamment la Macédoine du Nord, l'Italie, et l'Espagne, ont commencé à réduire les taxes sur les carburants. La Macédoine a ainsi décidé une baisse significative de la TVA, tandis que l'Italie a instauré une réduction temporaire de 25 centimes par litre.
En Serbie, le gouvernement a opté pour une diminution de 20% des accises sur les carburants, et le Premier ministre espagnol a promis une réduction de la TVA, permettant potentiellement jusqu'à 30 centimes d’euro d’économie par litre.
En France, le gouvernement envisage des mesures pour plafonner les marges des distributeurs, mais aucune décision n'a encore été prise. Comme l'indique une source de BFM TV, le ministre de l'Énergie, Sébastien Lecornu, est activement engagé dans la recherche de solutions adaptées face à cette explosion des coûts.
Il est essentiel que tous les acteurs impliqués, du gouvernement aux entreprises, se mobilisent afin de protéger les consommateurs et stabiliser le marché. Les analystes économiques s'accordent à dire que la situation actuelle pourrait marquer un tournant crucial pour les économies dépendantes du pétrole. La gestion de cette crise pourrait déterminer le cours économique des mois à venir.







