La réputation d'Accor est mise à l'épreuve après un rapport incendiaire du fonds spéculatif Grizzly, qui a récemment entraîné une chute significative de son action à la Bourse. Ce rapport évoque des allégations graves concernant la traite d’enfants et d'autres abus. En réponse, le géant hôtelier français a tenu à clarifier sa position en affirmant qu'il « dément fermement » toute implication dans ces affaires.
Accor a précisé son intention de mener une enquête interne exhaustive pour examiner les accusations soulevées par Grizzly. Un cabinet externe a été mandaté pour réaliser cette investigation, dont les résultats seront rendus publics. Le groupe a indiqué : « À ce stade, nous prenons ces allégations très au sérieux et sommes déterminés à rétablir la vérité. »
Dans son rapport, Grizzly affirme que « 18 hôtels Accor en Russie » auraient accordé leur accord pour accueillir des orphelins ukrainiens en vue de leur adoption par des familles russes. De plus, il a été noté que certains établissements auraient supposément géré des réservations sans informer le siège d'Accor ni les autorités ukrainiennes.
L'impact sur l'action d'Accor a été immédiat, avec une chute de 10% en séance, la clôturant à 39,50 euros, en dépit d'un recul général du marché représenté par l'indice CAC 40, qui a baissé de 2,03%.
Grizzly a également avancé que « les hôtels Accor dans plus de 20 pays » auraient accepté des réservations liées à des abus sexuels sur enfants. Cette société, qui présente une équipe d'analystes et d'enquêteurs privés, assure mener ses investigations de manière rigoureuse.
Accor a répondu à ces allégations en mettant en avant sa volonté de prendre des mesures en cas de confirmation des faits. Le groupe s'est également distant des informations concernant un lien hypothétique entre son PDG, Sébastien Bazin, et Jeffrey Epstein, précédé par des réclamations d'un collaborateur artistique. Cependant, aucun échange direct entre Bazin et Epstein n'a été trouvé.
Le rapport de Grizzly fait référence à des réservations d’Epstein et évoque des formations proposées à des masseuses dans un hôtel récupéré par Accor. Également mentionné est un courriel de 2012 qui aborde un règlement possible de l'affaire Strauss-Kahn, une histoire à scandale qui a également touché Accor. Ce cas avait impliqué des employés du Sofitel, où l’ancienne femme de chambre Guinée, Nafissatou Diallo, avait accusé Dominique Strauss-Kahn d'agression.
Accor a ainsi affirmé que la majorité des allégations n’établissent pas de lien direct entre ses activités et les accusations formulées, indiquant que ces mentions ne reposent que sur des données publiques sans preuve tangible de complicité. Le groupe continue de réaffirmer son engagement envers des pratiques éthiques et responsables dans tous ses établissements.







