Ce jeudi, le président français Emmanuel Macron a annoncé le lancement d'une "mission de rapprochement" afin de rassembler les efforts d’Airbus et de Dassault, qui sont en désaccord sur le projet d’avion de combat européen, connu sous le nom de Scaf.
"Nous avons décidé ensemble de mettre en place cette mission pour identifier les voies de convergence entre les deux entreprises", a déclaré Macron lors d’un sommet européen à Bruxelles. Il a souligné sa foi en ce projet, estimant qu'il est jugé "pertinent" par les armées françaises et allemandes.
Ce rapprochement survient à un moment critique, car le patron de Dassault, Éric Trappier, avait récemment accusé Airbus de compromettre le projet. Il a déclaré lors d’une conférence de presse : "Airbus ne veut plus travailler avec Dassault". Ce conflit met en lumière les doutes croissants des dirigeants français et allemands, qui hésitent entre maintenir le projet tel quel ou envisager une option avec deux avions distincts.
Guillaume Faury, PDG d’Airbus, avait pour sa part ouvert une porte à cette option le 19 février, en affirmant que "le blocage autour d'un pilier ne devrait pas mettre en danger l'avenir de ce programme". Le chancelier allemand Friedrich Merz a également exprimé des doutes sur la nécessité d’un même avion pour les deux pays, soulignant que les besoins militaires français et allemands diffèrent significativement.
Ce projet emblématique de coopération dans la défense européenne, lancé sous Emmanuel Macron et l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel, cherche à renforcer l’autonomie stratégique de l'Europe face à des défis croissants.







