Durant son intervention sur BFMTV, Maud Bregeon a commenté la récente flambée des prix du gaz, qui a grimpé de plus de 35%. La ministre a révélé que cette augmentation toucherait environ huit millions de ménages, tout en rassurant que les circonstances ne sont pas comparables à celles de l'année précédente.
"16 millions de Français utilisent le gaz pour se chauffer. Pour plus de la moitié de ces foyers, les prix resteront stables, mais les autres devront s'attendre à des hausses," a-t-elle déclaré.
Elle a également souligné que la situation actuelle est facilitée par le bon fonctionnement du parc nucléaire en France, qui compense en partie la hausse des coûts du gaz. Cela contraste avec l'année 2022, où la moitié des réacteurs étaient à l'arrêt, rendant le pays plus vulnérable. En effet, Maud Bregeon a affirmé : "Aujourd'hui, le nucléaire tourne à plein régime et réduit notre dépendance aux fluctuations des prix du gaz."
Pas de baisse des taxes en vue
La ministre a aussi précisé que la crise actuelle se déroule à un moment où la demande en chauffage est moins forte, ce qui peut atténuer les effets de l'augmentation des prix. "Nous consommons moins de chauffage au printemps," a-t-elle expliqué.
Concernant les mesures prises par d'autres pays européens, qui ont notamment choisi de plafonner les prix ou de réduire les taxes, Maud Bregeon a insisté sur le fait que la France bénéficie d'une meilleure protection grâce à son parc nucléaire. "Les tarifs de l'énergie demeurent plus bas qu'ailleurs sur le continent," a-t-elle ajouté, mais a reconnu qu'aucune baisse des taxes n'est envisagée pour l'instant, avouant ainsi que le gouvernement n'avait pas anticipé cette hausse.







