À Collonges-et-Premières, une infirmière de 54 ans se retrouve dans une situation inattendue : elle doit rembourser près de 8 000 euros de sa pension de retraite. Le motif ? Un changement de réglementation sur le cumul emploi-retraite entré en vigueur le jour même de son départ à la retraite.
Une loi sur le cumul emploi-retraite mal comprise
Cette infirmière, après 21 ans de service au sein du CHU, a pris sa retraite le 31 décembre 2014, avec l'intention de continuer de travailler ailleurs. Cependant, elle n’était pas informée que la nouvelle loi restreignait le cumul emploi-retraite dès lors que les revenus annuels excédaient 10 000 euros. Alors qu'elle avait planifié son départ en fonction des règles en vigueur à l'époque, elle a rapidement dû faire face à des conséquences financièrement lourdes.
Un remboursement de près de 8 000 euros exigé
En 2023, la Caisse nationale des retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) lui réclame près de 8 000 euros, correspondant à un trop-perçu sur sa pension. Initialement, elle devait 7 000 euros, mais ce montant est monté à 7 996,32 euros, malgré sa demande d'exonération. La CNRACL a souligné que ce trop-perçu ne concernait que l'année 2023 et que si l'infirmière avait pris sa retraite un jour plus tôt, elle n’aurait pas été concernée par les nouvelles règles. Inquiète, l'infirmière a adressé un courrier au président de la République, espérant une réévaluation de son dossier par le ministère du Travail.







