Météo-France a annoncé la prolongation de la vigilance jaune canicule pour le Finistère jusqu'à la fin de la journée de lundi. Ce phénomène, survenant si tôt dans l’année, témoigne d'une chaleur anormalement précoce en France.
Le département breton prévoit des températures atteignant 33°C à Brest dimanche, un niveau dépassant de 16°C les normales saisonnières, selon les services météorologiques.
Cet épisode de vigilance a débuté dès dimanche à midi et se poursuivra au moins pendant la journée de lundi.
« C'est la première fois depuis 2004 que le dispositif de vigilance jaune canicule est activé en mai », a précisé une porte-parole de Météo-France à l'AFP.
Des climatologues soulignent que les canicules répétées sont un puissant indicateur du changement climatique, en grande partie attribué à l'utilisation des énergies fossiles. Ces vagues de chaleur deviendront plus fréquentes et intenses au fil des années.
Robert Vautard, chercheur au CNRS, déclare que « l’extension de la saison des vagues de chaleur est inhérente aux effets du changement climatique ». Il précise que « tant que les émissions nettes de gaz à effet de serre ne seront pas nulles, nous devons nous attendre à des épisodes similaires, peut-être même en avril ou octobre », comme il l'a indiqué à l'AFP.
Météo-France a également averti que d'autres départements pourraient connaître une vigilance jaune dans les jours à venir.
Cette vigilance est déterminée par des seuils de température spécifiques à chaque région, prenant en compte les sensibilités locales à la chaleur.
Le niveau jaune correspond à une exposition temporaire (un ou deux jours) à des températures élevées, représentant un risque pour les populations vulnérables, comme les personnes âgées ou celles engagées dans des activités physiques intenses. Cet événement pourrait également se prolonger au-delà de trois jours.
La France subit l'influence d'un « dôme de chaleur », où une masse d'air chaud provenant du Maroc, bloquée sous un puissant anticyclone, entraîne des températures anormales.







