Prévu ce mardi, le procès de Sébastien Delogu a été reporté au 21 octobre. L'élu est accusé d'avoir publié en ligne des documents personnels d'un entrepreneur, Isidore Aragones, avec qui il avait des différends liés à ses positions sur le conflit israélo-palestinien.
Lors de l'audience, Delogu, 39 ans, n'a pas été présent. Son avocat, Maître Yones Taguelmint, a fait valoir que le retard dans le traitement du dossier justifiait la demande de renvoi. Les parties n'ayant été convoquées qu'en mai, le tribunal a considéré cette situation comme « légitime ».
En mai dernier, l'affaire du député pro-palestinien avait pris une allure plus complexe : Delogu avait lui-même déposé plainte suite à des violences reçues d'un individu l'ayant agressé, notamment pour avoir exprimé des opinions défavorables à Israël. Cette enquête parallèle suscite une attention médiatique considérable, selon Le Monde.
Risque d’une peine d’inéligibilité
Le tribunal a précisé que Sébastien Delogu fait face à de graves accusations, notamment de recel de biens obtenus par vol et divulgation d’informations personnelles pouvant mettre en danger autrui. S'il était reconnu coupable, il encourt une peine de cinq ans d'emprisonnement ainsi qu'une amende de 750 000 euros, tout en risquant une inéligibilité, note France Info.
La révélation des documents
Les faits incriminés se sont déroulés le 19 septembre 2024, en pleine agitation sociale chez Laser Propreté, une entreprise de nettoyage marseillaise. Ce jour-là, des employés mécontents avaient accédé au bureau d'Isidore Aragones et volé des documents personnels. Cinq jours plus tard, Delogu a posté sur Instagram une partie de ces documents, critiquant la situation financière de ce dernier et ses liens avec l'État d'Israël.
Aragones, de son côté, souhaite que justice soit faite, évoquant avoir reçu de nombreuses menaces depuis cet incident, ce qui le pousse à se sentir constamment en danger. À la lumière de ces événements, l'attention du public et des médias reste vive sur cette affaire, relevée par Télérama.







