Dans un climat de spéculations croissantes à Washington, “des rumeurs persistantes” ont alimenté l'attente de “grandes annonces” concernant l'Iran ce week-end. Ainsi, rapportait El País que les États-Unis auraient atteint une avancée significative vers un accord prolongeant le cessez-le-feu en cours.

Trump s’est montré enthousiaste envers le processus, le qualifiant de prometteur et ayant pour enjeu crucial l'impact sur les prix du pétrole, en mentionnant notamment la réouverture du détroit d'Ormuz.

Ce matin-là, Trump a écrit sur son réseau Truth Social : “Un accord a été largement négocié, sous réserve de finalisation, entre les États-Unis et l'Iran”, en soulignant qu'il avait échangé avec divers dirigeants du Golfe ainsi qu'avec le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.

Il a également précisé que “les derniers détails de l'accord sont en cours de discussion et seront annoncés prochainement”, ajoutant que la réouverture du détroit d'Ormuz figurait parmi les nombreux aspects de l'accord.

Contexte diplomatique

Les efforts diplomatiques se sont intensifiés vendredi avec des visites de responsables pakistanais et qataris à Téhéran afin de relancer le dialogue. Trump, quant à lui, a décidé de rester à la Maison-Blanche pour se concentrer sur ce dossier crucial.

Un fonctionnaire américain, sous couvert d'anonymat, a confié à Axios que l'accord inclurait “une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu”, pendant laquelle Iran pourrait vendre son pétrole sans restrictions et des négociations se tiendraient sur son programme nucléaire.

Ce compromis pourrait désamorcer la tension croissante et alléger les pressions sur les marchés pétroliers mondialement. Cependant, il reste à voir s'il mènera à un accord de paix durable répondant également aux normes nucléaires exigées par Trump.

D’après The New York Times, l'accord stipule un engagement de l'Iran à renoncer à son stock d'uranium hautement enrichi, un objectif longtemps poursuivi par Washington.

Un accord incertain

Alors que Trump espère pouvoir annoncer l'accord dès dimanche, “bien qu'il ne soit pas encore finalisé et risque encore d'échouer”, prévient Axios.

L'Iran semble adopter une position plus prudente. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que, bien que “les positions américaines et iraniennes aient convergé”, cela ne garantissait pas la conclusion d'accords sur les questions majeures, accusant les États-Unis de “contradictions”, comme le rapporte la BBC.

De plus, la situation liée au détroit d'Ormuz est plus compliquée que ce que prétend Trump. Al-Jazeera, citant l'agence Fars, indique que l'Iran entend conserver son contrôle sur celui-ci durant le cessez-le-feu et jusqu'à ce que les négociations soient achevées.

En effet, “le détroit d'Ormuz est considéré comme l'un des principaux leviers de pression de l'Iran”, comme le souligne des analystes, le qualifiant de “bombe nucléaire” offrant un atout majeur en matière de dissuasion.