La Ville de Paris, secouée par un grave scandale d’agressions dans le milieu périscolaire, a récemment suspendu 132 animateurs, dont 52 pour « suspicion de violences sexuelles ou sexistes », a annoncé le maire Emmanuel Grégoire.
Lors d’une visite d’école dans le 17e arrondissement, le maire a révélé qu'« à date, le nombre de suspensions s’élève à 132 depuis le 1er janvier, dont 52 pour suspicion de violences sexuelles ou sexistes. Toutes ces suspensions engendrent des enquêtes administratives et des saisines du parquet ».
Pour faire face à cette crise, le maire a également lancé une « commission d’enquête indépendante » dirigée par l’ancien juge des enfants Antoine Garapon. « Cette commission aura carte blanche pour faire des préconisations et analyser tout ce qu’il s’est passé », a précisé Emmanuel Grégoire.
Une priorité absolue
« C’est un garant de compétence, d’indépendance et d’autorité morale », a souligné Emmanuel Grégoire, qui a fait du périscolaire une « priorité absolue » de son mandat. En avril, il a annoncé un plan d’action de 20 millions d’euros, promettant une « tolérance zéro » en cas de suspicion, accompagné d’un audit « indépendant ».
Une « convention citoyenne sur la protection et les temps de l’enfant » doit remettre ses conclusions d’ici fin juin, mettant davantage l’accent sur la nécessité de renforcer la sécurité des enfants dans les activités périscolaires. Des acteurs de l’éducation et des experts soulignent l'importance de telles mesures pour éviter que des incidents similaires ne se reproduisent dans le futur.







