Les autorités françaises mettent en place un impressionnant dispositif de sécurité pour le sommet du G7 qui se tiendra du 15 au 17 juin à Évian, mobilisant plus de 14 000 agents. Ce contingent comprend des policiers, gendarmes, militaires et magistrats, soulignant l'importance de la coordination avec la Suisse, comme l'a établi Bénédicte Brun, directrice zonale de la police nationale.
Près de 7 160 policiers assureront la sécurité des chefs d'État depuis leur arrivée jusqu'à leur départ. Des informations rapportent que ce sommet engendrera une forte mobilisation de gendarmes, avec environ 6 100 agents présents, notamment pour garantir la sécurité sur le lac Léman, une voie essentielle pour les délégations arrivant à Genève.
Un déploiement aérien et terrestre coordonné
L'armée de terre et l'armée de l'air seront aussi actives, avec 900 agents sur le terrain. Ils garantiront le respect des interdictions de survol de la zone et combattront la menace des drones, comme l'a précisé le général Gilles Juventin. Par ailleurs, la mise en œuvre de la Force frontalière d'intervention rapide, créée récemment, sera également d'actualité.
L'impact des manifestations est également un facteur de préoccupation. Le porte-parole du collectif d'opposants, « No-G7 », Thomas Prabonnaud, a indiqué qu'une manifestation est envisagée à Annemasse, malgré des conditions strictes imposées par la préfecture. Lors des précédents sommets, notamment lors du G8 de 2003, des émeutes avaient eu lieu, provoquant des dégâts matériels significatifs.
Gestion des risques et prévention
Les autorités ont affirmé que le dispositif de sécurité est calibré pour répondre aux divers risques, incluant le contexte international tendu et le risque terroriste. Emmanuelle Dubée, préfète de Haute-Savoie, a évoqué la nécessité de mesures proportionnées face à ces menaces.
Les magistrats seront aussi sur le terrain, avec un engagement quotidien de 20 d'entre eux pour traiter les actes de violence. Yolande Renzi, procureure générale près la cour d’appel de Chambéry, a promis une politique de fermeté face aux infractions, tout en assurant une collaboration étroite avec les autorités suisses.
Avec un tel déploiement et des mesures de prévention renforcées, la France espère garantir la sécurité durant ce sommet international majeur, tout en gérant les préoccupations citoyennes liées aux mouvements de contestation.







