Aude Wessebecher a été officiellement nommée directrice du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin, un établissement particulièrement sous pression, le 27 mars. Ancienne directrice de la prison pour femmes de Rennes, elle succède à Nourredine Brahimi, démis de ses fonctions suite à des incidents préoccupants, notamment une évasion lors d'une sortie au planétarium, selon France Bleu.
Wessebecher arrive à un moment critique, où la prison abrite 1.100 détenus, dont 967 incarcérés, pour seulement 700 places, créant une situation de surpopulation inquiétante. "Cela entraîne des tensions", a déclaré Florian Adam, secrétaire local de FO-Justice, tandis que la nouvelle directrice insiste sur la nécessité d'"autres alternatives à l'incarcération".
Attentive à l'importance de la réinsertion, Aude Wessebecher a aussi pour mission de lutter contre le trafic de téléphones et de drogues, qui accentuent la violence au sein de l'établissement. "Des améliorations sont nécessaires pour garantir sécurité et respect des droits des détenus", a-t-elle déclaré.
Le manque d’effectifs est un autre enjeu majeur : dans un contexte où "on manque de 35 personnels", elle reconnait que le taux de couverture est d'un peu moins de 90%, et qu'il faut continuellement revendiquer plus de ressources humaines.
D'après l’Observatoire international des prisons (OIP), 14 décès ont été comptabilisés dans cette prison en 2025, incluant dix suicides, rendant la prévention du suicide une priorité pour Wessebecher. "Les surveillants sont essentiels dans la détection de risques", a-t-elle souligné.
Ains, Aude Wessebecher se positionne face à des défis complexes tout en gardant en ligne de mire la mission de réhabilitation des détenus et leur sécurité.







