Arthez-d’Asson, Arros-de-Nay, Bœil-Bezing, Coarraze : ces localités béarnaises sont en émoi après la mort d'une vingtaine de brebis lors d'attaques récurrentes. Les éleveurs suspectent la présence d'un ou plusieurs loups, comme l'a rapporté La République des Pyrénées, qui évoque également un "grand canidé" dans cette affaire.
« Nous sommes tous dégoûtés ! » déplore Bernard Allègre, président du Groupement Pastoral de Bruges. Les éleveurs, depuis 2018, subissent des pertes où, sur quatorze d'entre eux, seuls deux n'ont pas été attaqués. Au-delà des brebis tuées, ils constatent des avortements et le stress de leurs animaux, sans parler des indemnisations qui restent insuffisantes pour compenser ces pertes.
Les tensions escaladent, et en réponse, l'Office français de la biodiversité (OFB) a indiqué que la communication sur le sujet se fera désormais uniquement par la préfecture. Une réunion entre les éleveurs et le préfet était prévue le 24 mars, mais les membres de l'Association des éleveurs et transhumants des vallées béarnaises (AETVB) se plaignent de ne pas avoir été reçus.
Comité loup prévu le 7 avril
Pour tenter d'apaiser la situation, un comité départemental discutant de la question des loups est planifié pour le 7 avril prochain. Il convient de rappeler que depuis plusieurs années, le secteur de Nay est de plus en plus touché par des attaques de prédateurs.

Face à ces menaces, Bernard Allègre a lui-même arrêté la transhumance estivale pour sa troupe de chèvres. « Je garde mes brebis à la maison, dans un parc électrifié, et elles dorment à la bergerie la nuit », précise-t-il. Il appelle à des "décisions rapides" du préfet pour mettre un terme à ces prédations, soulignant que les solutions actuelles ne suffisent pas, car "nous sommes éleveurs, pas chasseurs".







