Lors du procès pour "meurtres" d'Aurélie S, devant la cour d'assises de Vaucluse, la mère des deux bébés retrouvés dans un congélateur à Bedoin fin 2022 continue de contester les accusations. Après un long interrogatoire ce mercredi, elle maintient fermement qu'elle n'a pas causé la mort des nourrissons.
"Non, je ne les ai pas tués", répète l’accusée, visiblement nerveuse. Concernant le premier bébé, prénommé Alia par ses filles, elle évoque une chute dans les escaliers peu après l'accouchement. Selon ses dires, elle a réalisé que le bébé ne respirait pas après cette chute.
"Jamais, jamais de la vie je n'ai frappé"
À propos du second nourrisson, qu'elle a nommé tardivement Raphaëlle, elle explique que sa mort serait due à un déni de grossesse et à un accouchement compliqué. La présidente de la cour soulève des contradictions en demandant : "Comment pouvez-vous être certaine que le bébé était mort lorsque vous l'avez placé dans le congélateur?" L'accusée persiste : "Je lui ai mis le doigt sous le nez, il ne respirait pas".
Face aux nombreuses zones d’ombre dans ses réponses, la présidente réagit : "Décidément madame, vous ne savez pas grand-chose". Malgré cela, l’avocate de la défense, Charlotte Bres, soutient que son client exhibe une certaine cohérence : "Les zones d’ombre sont compréhensibles, car ces événements s'inscrivent dans un contexte traumatique". Elle cite le déni de grossesse comme étant un facteur aggravant dans la perception de la réalité.
Prévoir un acquittement pour l'accusée. L'avocate souligne qu'il n'existe aucune preuve tangible d'intention dans les actes reprochés : "Aucun élément dans la procédure ne prouve qu’elle a intentionnellement mis fin à la vie des nourrissons". Le procès touche à sa fin et le verdict est attendu ce vendredi. Aurélie S. risque la réclusion criminelle à perpétuité.







