Les pères des deux bébés retrouvés dans un congélateur à Bedoin (Vaucluse) à la fin de l'année 2022 ont pris la parole ce lundi devant la cour d'assises de Vaucluse, où leur mère, Aurélie S., est jugée pour "meurtres". Axel, 31 ans, a témoigné avec émotion : "On n'abandonne pas un enfant comme ça".
Ce mécanicien, ancien pompier-volontaire, a raconté sa rencontre avec l'accusée et la vie qu'ils ont temporairement partagée. Après leur séparation, Aurélie lui a annoncé sa grossesse, mais Axel lui a demandé d'avorter. "Ce sont les enquêteurs qui m’ont appris fin 2022 que j’étais le père d’une des filles retrouvées là", confie-t-il, visiblement encore sonné par cette découverte.
Un père face à son indifférence
Dans son témoignage, Axel a déclaré : "Alia, j’aurais préféré qu’elle me l’amène, qu'elle me la dépose... Moi je l’aurais assumée entièrement." Il a également reconnu sa part de responsabilité, admettant qu'il aurait dû utiliser un préservatif.
Parallèlement, Anthony, 34 ans, a pris la parole après Axel. Il a révélé que les analyses ADN ont prouvé qu'il est le père du second nourrisson. "Je n'ai appris cela qu'à la fin de 2024 et je ne sais pas comment gérer cette souffrance. J'en dors plus", avoue-t-il, anéanti par cette révélation tardive.
Les conséquences psychologiques
Leurs récits témoignent d'un traumatisme indélébile. L'avocat d'Axel, Marc Geiger, a souligné que cette affaire a mis son client à genoux, provoquant une profonde aversion envers l'idée d'avoir des enfants. "Ça vous donne une idée du traumatisme qu'il a subi", a-t-il précisé. Quant à Anthony, il a exprimé son désir de voir Aurélie punie pour ce qu'elle a fait.
Une mère consciente de ses actes
Lors de l'audience, lorsqu'Aurélie S. a été interrogée sur la douleur qu'elle causait, elle a répondu avec un air de contrition : "Je suis désolée pour toute la peine et la souffrance que je peux leur infliger, parce que c'est de ma faute. J'en suis tout à fait consciente".
Cette tragédie résonne au-delà des murs du tribunal, rappelant la fragilité de la vie et l'importance d'assumer ses actes. Alors que le procès continue, la France reste en émoi face à cette horrible affaire, qui soulève des questions sur la responsabilité parentale et le bien-être des enfants.







