L'animatrice allemande Collien Fernandes a récemment porté plainte contre son ancien mari Christian Ulmen, l'accusant d'avoir diffusé pendant dix ans des « deepfakes » à caractère sexuel d'elle sans son consentement. Cette affaire profondément choquante relance le débat sur les violences numériques auxquelles font face les femmes.
Collien Fernandes, 44 ans, a été mariée à l'acteur et présentateur Christian Ulmen, 50 ans, depuis 2011, un couple autrefois admiré. Leur séparation, annoncée en septembre 2025, a pris une tournure inattendue avec ces révélations. Der Spiegel a récemment publié une enquête détaillée sur cette situation alarmante.
« Pendant des années, de faux profils ont été créés à mon nom »
En réponse à des rumeurs dans les médias, Collien a partagé son expérience douloureuse : « On m’a fait croire que je m'étais exposée sans ma volonté. Des faux profils ont été créés, et des vidéos humiliantes circulaient sur moi. » Cette situation est encore plus alarmante lorsqu'on sait qu'elle a découvert l'existence de tels contenus, faisant l'objet d'une enquête depuis cinq ans.
« On m’a volé mon corps pendant des années »
Elle a déposé une plainte après avoir pris connaissance d'une vidéo où une personne prétendait être elle. Dans un SMS qu'elle a envoyé à son ex-mari, elle lui a écrit : « Tu m’as violée virtuellement. » D’après ses déclarations, Ulmen lui aurait avoué être derrière ces atrocités, justifiant son comportement en arguant qu’il « possédait » sa femme. Les conséquences psychologiques ont été dévastatrices pour elle.
Une plainte déposée en Espagne
Depuis que Collien et Christian résidaient en Espagne, elle a choisi de porter plainte là-bas, où des législations contre les violences faites aux femmes sont plus avancées. Des cas similaires ont déjà provoqué des peines pécuniaires, comme le rapportent de nombreux médias, notamment lors de la condamnation de mineurs pour création de deepfakes. Une première enquête préliminaire a été ouverte.
Une onde de choc en Allemagne
L'affaire a provoqué une réaction massive dans le pays. De nombreuses personnalités ont manifesté contre les violences sexistes, appelant à des lois plus strictes. En réponse, le ministère de la Justice a promis de faire évoluer le cadre juridique pour mieux protéger les victimes de telles violences numériques. « Le droit pénal doit absolument évoluer », a déclaré Eike Hosemann, porte-parole du ministère.
Alors que l'affaire continue de susciter un choc en Allemagne, elle met en lumière des enjeux essentiels liés à la sécurité et la dignité des femmes dans l'ère numérique. Collien Fernandes, par son courage, vient de soulever un débat crucial sur la nécessité d'une protection juridique renforcée face à ces abus en ligne.







