Ce jour-là, certains spectateurs du tribunal de Tulle (Corrèze) espéraient découvrir les dernières vérités sur les circonstances tragiques entourant le décès de Justine Vayrac. Lucas Larivée, dont l'attitude semblait plus volontaire la veille, n’a cependant pas dévoilé d’éléments supplémentaires, se retranchant derrière la notion d'un "trou noir". Un terme qu'il a utilisé pour justifier son incapacité à répondre aux questions cruciales des juges.
La tension était palpable alors que l'accusation et la présidente, Valérie Chaumond, essayaient d’ancrer leur récit au fil d'interrogatoires incisifs. Lucas Larivée, 24 ans, soutenait inlassablement avoir accidentellement causé la mort de Justine, niant avoir exercé de violence sexuelle.
Controverse autour des circonstances de la mort
Les experts présents ont été appelés à contredire la thèse de l'accusé, affirmant que l’hypothèse d'un seul coup de poing comme cause de la mort ne tenait pas la route, ainsi que les explications données concernant les traces de sang. Des légistes ont également précisé que les blessures étaient compatibles avec une strangulation, mais Larivée conteste fermement ces jugements.
"Je n'ai pas voulu entraîner la mort", a-t-il déclaré lors de son interrogatoire, ajoutant qu'il contestait aussi les accusations de viol.
Les experts ont lourdement rejeté son récit, le qualifiant de peu vraisemblable. Ils ont décrit les indices trouvés sur la scène du crime comme incompatibles avec le scénario qu’il proposait. En dépit des preuves scientifiques, Larivée est resté ferme dans son déni.
Tentatives d'aveux
Au bout de près de deux heures d’audition, la procureure générale, Émilie Abrantes, a poussé Larivée dans ses retranchements. Elle l’a interrogé sur la sincérité de son témoignage, évoquant les lâchetés de son récit actuel et le risque d'une perte de face en admettant la vérité.
"Vous nous mentez. Votre posture n’a aucune explication rationnelle", a-t-elle affirmé.
Ce procès met en lumière des thématiques profondes et douloureuses. Parfois, Larivée, en larmes, a tenté d'adresser des mots à la famille de Justine, indiquant qu'il comprenait leur souffrance sans pour autant exprimer de remords clairs pour ses actes.
Alors que le procès s’approche de sa fin, les jurés devront examiner si les éléments troublants présents dans cette affaire permettront d’imposer une sentence juste face aux crimes reprochés.







